
Dans une atmosphère empreinte d’émotion, de recueillement et d’espérance, le Pasteur Marcello Jérémie Tunasi, figure emblématique du réveil spirituel francophone en Afrique, a tourné une nouvelle page de sa vie. Un peu plus d’un an après le décès de son épouse Blanche Odia Kandolo Tunasi, il s’est officiellement remarié à la sœur Esther Aïcha, lors d’une cérémonie privée organisée dans la capitale belge ce mercredi 23 juillet 2025 . Ce mariage, discret mais porteur de symboles, marque le début d’une nouvelle saison personnelle et ministérielle pour l’homme de Dieu.
Le 12 juin 2024 reste une date gravée dans la mémoire de milliers de fidèles de l’Église La Compassion et au-delà. Ce jour-là, le monde chrétien francophone apprenait, avec stupeur, la disparition soudaine de Blanche Odia Tunasi, épouse, mère de quatre enfants, et co-pilier du ministère pastoral du couple.
Victime d’une crise cardiaque en Turquie, elle laisse derrière elle non seulement une famille endeuillée, mais aussi une communauté spirituelle profondément marquée. Durant plusieurs mois, le Pasteur Tunasi avait suspendu ses interventions publiques, préférant le silence au tumulte des réseaux, le recueillement à l’agitation. Il entama alors ce qu’il appela « un pèlerinage intérieur avec Dieu, entre larmes et révélation ».
La période de deuil fut pour lui une véritable épreuve spirituelle, mais aussi un moment de recentrage. Au fil des semaines, malgré la douleur, les vidéos du pasteur revenaient timidement sur les réseaux sociaux. Ses paroles, empreintes de sagesse et d’humilité, témoignaient d’un cœur brisé, mais toujours attaché à la souveraineté de Dieu.
« Je n’ai pas perdu ma femme, je l’ai confiée à Celui qui nous unit dans l’éternité », disait-il un jour en chaire.
La communauté chrétienne, bien que choquée, lui a témoigné un soutien inestimable. Des prières furent organisées à travers le monde entier, dans les assemblées locales, sur Zoom, sur Facebook Live… Car au-delà de l’homme de Dieu, c’est un frère, un époux, un père meurtri que des millions de fidèles ont soutenu.
Un an et un mois plus tard, c’est à Bruxelles, loin de l’agitation médiatique de Kinshasa, que Marcello Tunasi a décidé d’officialiser son remariage avec Esther Aïcha, une fidèle membre de l’Église La Compassion.
Le culte du dimanche 20 juillet 2025 avait déjà donné le ton. Face à ses fidèles réunis, le pasteur déclara sobrement :
« Dieu ne m’a pas demandé d’oublier Blanche, Il m’a demandé de continuer à vivre… et de le servir avec tout mon être. Aujourd’hui, je choisis d’entrer dans une nouvelle saison. »
Le 23 juillet 2025, dans une salle décorée avec élégance mais sobriété, le couple s’est dit « oui » devant une poignée d’invités : proches collaborateurs, membres de la famille, responsables ministériels. Aucune fanfare, pas de live Facebook, mais un moment solennel, intime, respectueux.
Esther Aïcha, parfois présentée sous le nom de Esther Aisha, est une femme discrète mais investie dans l’œuvre de Dieu. Engagée depuis plusieurs années dans l’évangélisation, le ministère auprès des femmes et l’action sociale, elle est connue pour son humilité, sa douceur, et sa capacité d’écoute.
Loin d’être une étrangère à la mission de La Compassion, elle en est une servante loyale. Ceux qui l’ont côtoyée la décrivent comme une femme de prière, une « guérisseuse silencieuse », qui a su, sans éclat, mais avec constance, se mettre au service de l’œuvre.
Ce mariage avec le pasteur Marcello n’est donc pas une décision hâtive, mais le fruit d’un cheminement spirituel, d’un discernement profond et d’une volonté commune de marcher ensemble selon le plan de Dieu.
Sans surprise, cette nouvelle union a provoqué une vague de réactions. Les réseaux sociaux se sont vite enflammés, entre partisans du renouveau et critiques du timing.
Certains pasteurs comme Camille Makosso ont publiquement émis des réserves, pointant du doigt ce qu’ils jugent être une « précipitation ». Mais beaucoup, dans le milieu évangélique, ont appelé à la compréhension et à la maturité spirituelle.
« Qui sommes-nous pour juger le temps de guérison de l’âme d’un veuf ? », écrivait un internaute congolais.
Dans son allocution post-mariage, Marcello Tunasi a lui-même déclaré :
« Je n’ai pas remplacé Blanche, je n’en ai ni le désir ni la prétention. J’ai accepté de guérir, d’aimer encore, et de construire à nouveau. »
Ce mariage ne ferme pas la porte au passé. Au contraire, il l’honore tout en affirmant une volonté de renaissance. Le pasteur Tunasi semble avoir choisi de vivre en cohérence avec son message : la vie chrétienne, même dans l’épreuve, appelle à la résilience, à la foi, et à l’obéissance.
Ce nouveau chapitre, écrit aux côtés d’Esther Aïcha, s’annonce comme une nouvelle étape du ministère Compassion, à la fois enracinée dans l’expérience de la douleur, et ouverte à la joie de la reconstruction.
Le remariage du Pasteur Marcello Tunasi est bien plus qu’un fait divers ecclésiastique. C’est le témoignage vivant d’un homme brisé qui a choisi de se relever. C’est le reflet d’une foi éprouvée qui continue d’espérer. C’est l’histoire d’un serviteur qui, après avoir enterré l’amour de sa vie, accepte d’en écrire un nouveau, toujours sous le regard de Dieu.
Esaïe vumi objectif DK TV
Nice post! 1754803674