CHAN 2024 : La RDC éliminée après une défaite 3-1 face au Maroc – Une leçon de professionnalisme

Le dimanche 17 août 2025, au Nyayo National Stadium de Nairobi, la République Démocratique du Congo (RDC) a été éliminée du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) 2024 après une défaite 3-1 face au Maroc. Ce match, décisif pour la qualification en quarts de finale, a mis en lumière les failles d’une équipe congolaise prometteuse mais encore en quête de maturité et de cohésion.

Un début de match difficile pour la RDC

Dès le coup d’envoi, les Lions de l’Atlas A’ ont imposé leur rythme. Oussama Lamlioui a ouvert le score dès la 8ᵉ minute, profitant d’une défense congolaise statique . La RDC a réagi timidement, sans véritablement inquiéter le gardien marocain . Les milieux de terrain congolais peinaient à imposer leur jeu, souvent dépassés par la rapidité et la technique des Marocains .

Une égalisation tardive mais insuffisante

Ce n’est qu’à la 43ᵉ minute que la RDC a trouvé l’égalisation grâce à Jephté Kitambala, bien servi par Ibrahim Matobo . Cependant, cette égalisation est survenue trop tard pour redonner confiance aux Congolais, qui ont regagné les vestiaires avec un sentiment d’inachevé .

Une seconde mi-temps marocaine décisive

Au retour des vestiaires, le Maroc a repris l’avantage grâce à un penalty transformé par Mohamed Hrimat à la 70ᵉ minute, après une vérification à la VAR . Lamlioui a ensuite inscrit un doublé à la 80ᵉ minute, scellant ainsi le sort des Léopards . La RDC, bien que présente physiquement, n’a pas su réagir face à la pression marocaine . Les changements tactiques opérés par le sélectionneur congolais n’ont pas permis de renverser la tendance .

Une élimination qui soulève des questions

Cette élimination met en lumière plusieurs défis auxquels la RDC doit faire face :

Manque de championnat national structuré : L’absence d’un championnat national compétitif entrave le développement des joueurs locaux, qui peinent à acquérir l’expérience nécessaire pour rivaliser sur la scène internationale .

Problèmes de gestion et de gouvernance : Des tensions au sein de la fédération congolaise de football ont affecté la stabilité de l’équipe, avec des changements fréquents de sélectionneurs et une gestion des ressources humaines parfois critiquée .

Manque de cohésion d’équipe : Malgré des individualités talentueuses, la RDC n’a pas su former un collectif solide, essentiel pour réussir dans des compétitions de haut niveau .

Réactions et commentaires

L’élimination de la RDC a suscité de nombreuses réactions, tant au niveau des supporters que des experts du football africain. Sur les réseaux sociaux, de nombreux Congolais ont exprimé leur déception, tout en saluant les efforts des joueurs. « Nous avons cru jusqu’au bout, mais le Maroc était tout simplement plus solide », écrivait un supporter sur Twitter, résumant le sentiment général.

Les médias sportifs ont analysé la rencontre en mettant en avant la supériorité tactique du Maroc et le manque de cohésion de l’équipe congolaise. Certains commentateurs ont souligné que, malgré le talent individuel des Léopards A’, le collectif reste fragile et nécessite davantage de préparation et d’expérience internationale.

Les entraîneurs et anciens joueurs ont également partagé leur point de vue. Pour eux, cette défaite doit être perçue comme une leçon plutôt qu’un échec définitif. Ils insistent sur la nécessité de renforcer la discipline, la rigueur tactique et la préparation mentale des joueurs pour les prochaines compétitions.

Enfin, certains experts ont rappelé que le CHAN est une vitrine pour les joueurs locaux et qu’une bonne performance peut ouvrir des portes vers des clubs étrangers, ce qui reste un objectif clé pour beaucoup de jeunes talents congolais. Dans l’ensemble, les commentaires convergent vers un constat clair : le potentiel est là, mais il doit être mieux exploité pour transformer les talents individuels en force collective.

Contexte historique de la RDC au CHAN

La République Démocratique du Congo (RDC) participe au Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) depuis sa création en 2009. Ce tournoi, réservé aux joueurs évoluant dans leurs championnats nationaux, a toujours représenté pour les Léopards A’ une vitrine du talent local et une occasion de se mesurer aux meilleures sélections africaines. Au fil des éditions, la RDC a connu des fortunes diverses, alternant entre éliminations précoces et parcours prometteurs.

Lors de la première édition, la sélection congolaise a montré des signes encourageants malgré une sortie en phase de groupes, posant les bases d’un football local en pleine structuration. Au fil des années, certains joueurs formés dans le championnat national ont émergé comme des figures incontournables du football africain, révélant la richesse du vivier congolais. Lors des éditions suivantes, la RDC a parfois frôlé les quarts et demi-finales, mais la régularité a souvent fait défaut, reflétant des problèmes d’organisation et de continuité dans la formation et la gestion des talents locaux.

Le CHAN a également permis de mettre en lumière des joueurs talentueux qui, par la suite, ont fait carrière dans des clubs prestigieux à l’étranger. Des noms comme [insérer quelques exemples de joueurs célèbres issus du championnat local] illustrent cette réussite individuelle, mais ils soulignent aussi le défi de transformer le potentiel individuel en performances collectives durables. Chaque édition du CHAN constitue donc un baromètre pour mesurer l’évolution du football congolais, entre ambitions, contraintes locales et nécessité de professionnalisation.

Aujourd’hui, malgré une élimination décevante face au Maroc, les Léopards A’ peuvent s’appuyer sur cet héritage pour repenser leur stratégie, renforcer leur cohésion et préparer les prochaines compétitions avec davantage de maturité et de discipline. Le parcours historique de la RDC au CHAN montre que le potentiel existe, mais qu’il doit être soutenu par une structure solide, une gouvernance stable et un investissement soutenu dans les jeunes talents.

Leçons à tirer pour l’avenir

Pour retrouver le chemin du succès, la RDC doit :

Investir dans le développement du football local : Créer un championnat national structuré et professionnel pour permettre aux jeunes talents de s’épanouir et de se préparer aux défis internationaux .

Renforcer la gouvernance et la stabilité : Assurer une gestion transparente et cohérente au sein de la fédération pour garantir la pérennité des projets sportifs .

Favoriser la cohésion d’équipe : Mettre en place des programmes de renforcement d’équipe et de préparation mentale pour améliorer la solidarité et la performance collective .

La défaite de la RDC face au Maroc au CHAN 2024 est un avertissement.  Elle souligne la nécessité d’une réforme profonde du football congolais pour espérer rivaliser avec les meilleures nations africaines.  Sans une remise en question et une volonté de changement, la RDC risque de rester à la traîne, malgré son potentiel indéniable .

Perspectives pour l’avenir

Malgré l’élimination face au Maroc, l’avenir du football congolais reste porteur d’espoir. Cette défaite doit être considérée comme une étape dans un processus de maturation, offrant des enseignements précieux pour les prochaines compétitions. La RDC peut tirer parti de cette expérience pour renforcer ses programmes de formation, améliorer la préparation tactique et mentale des joueurs, et consolider la cohésion au sein de l’équipe.

Les prochaines échéances, comme les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et d’autres tournois internationaux, représentent des occasions idéales pour tester de nouvelles stratégies et intégrer de jeunes talents prometteurs. Les clubs locaux et la fédération sont appelés à collaborer étroitement afin de créer un vivier solide, capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines.

Par ailleurs, le développement des infrastructures sportives et la professionnalisation du championnat national sont essentiels pour offrir aux joueurs un environnement compétitif et stimulant. Les académies de football et les programmes d’encadrement des jeunes doivent être renforcés pour préparer la relève.

En somme, le chemin vers le succès passe par la patience, la discipline et la planification stratégique. La RDC dispose d’un potentiel considérable ; il reste à canaliser cette énergie dans une vision collective et durable pour que les Léopards A’ puissent retrouver leur place parmi les nations africaines les plus performantes. L’avenir du football congolais dépend de la capacité à transformer les leçons du présent en succès De demain.

Esaïe vumi objectif DK TV

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