FRANCE : LE PAPE LÉON XIV QUITTE LA FRANCE APRÈS QUATRE JOURS DE VISITE APOSTOLIQUE

Le pape Léon XIV a quitté la France lundi soir, mettant fin à une visite apostolique de quatre jours qui l’a conduit successivement à Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz. Arrivé en France le 25 septembre, le souverain pontife a achevé son cinquième voyage apostolique international depuis le début de son pontificat par un départ de l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine à bord d’un Airbus A321 d’Air France.

L’avion papal a décollé à 19 h 33, après une cérémonie officielle d’adieu en présence du président français Emmanuel Macron, des autorités civiles et religieuses ainsi que des délégations officielles. L’arrivée à l’aéroport international de Rome-Fiumicino était prévue aux alentours de 20 h 50.

Avant de monter à bord de l’appareil, Léon XIV s’est entretenu brièvement avec Emmanuel Macron dans les locaux de l’aéroport. Cet échange privé, qui n’était pas initialement prévu au programme, a été suivi par la cérémonie protocolaire de départ, marquée notamment par les honneurs militaires et les hymnes nationaux français et pontifical.

Dès son arrivée en France, le pape Léon XIV avait présenté son déplacement comme une mission avant tout spirituelle, mais aussi porteuse d’un message de paix. Sur le vol entre Rome et Paris, il avait expliqué aux journalistes qui l’accompagnaient qu’il se rendait en France comme disciple de Jésus-Christ avec le désir de proclamer la paix dans le monde.

Cette dimension a traversé l’ensemble de son séjour. À Paris, à Lourdes comme à Metz, le souverain pontife a abordé des questions qui dépassent largement les frontières de l’Église catholique : la paix, le dialogue entre les peuples, la dignité humaine, l’accueil des migrants, les nouvelles technologies, la protection de la vie, le dialogue interreligieux et l’avenir de l’Europe.

Le voyage était également important sur le plan institutionnel. Le pape est à la fois le chef de l’Église catholique et le souverain de l’État de la Cité du Vatican. Ses déplacements internationaux comportent ainsi une dimension religieuse, diplomatique et pastorale.

La visite a commencé vendredi 25 septembre à Paris. Après son arrivée à l’aéroport d’Orly, Léon XIV a rencontré le président Emmanuel Macron au palais de l’Élysée avant de s’entretenir avec les autorités françaises, la société civile et le corps diplomatique.

Le souverain pontife s’est ensuite rendu au siège de l’UNESCO, où il a notamment abordé les enjeux liés à l’intelligence artificielle, aux nouvelles technologies et à la responsabilité de l’homme face aux transformations technologiques.

Cette étape parisienne a également été marquée par la célébration des vêpres à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dans la soirée, Léon XIV s’est rendu au Stade de France, à Saint-Denis, pour une veillée de prière avec les jeunes.

La présence du pape dans la capitale française a attiré une importante attention médiatique et populaire. Le lendemain, il a notamment visité la Maison Bakhita, un centre consacré à l’accompagnement et à l’intégration sociale, avant de célébrer une messe sur la place de la Concorde.

Après Paris, le pape s’est rendu à Lourdes, haut lieu du catholicisme et destination majeure de pèlerinage. Arrivé samedi soir, il s’est immédiatement rendu à la grotte de Massabielle pour un temps de prière.

À Lourdes, la dimension spirituelle du voyage a pris une place particulière. Le dimanche 27 septembre, Léon XIV a célébré une messe sur la prairie du sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes, avant de participer à plusieurs rencontres avec des responsables de l’Église, des personnes accueillies au sanctuaire et des religieuses contemplatives.

La question des victimes d’abus sexuels commis au sein de l’Église a également occupé une place importante durant cette étape. Le pape a rencontré en privé sept personnes victimes de violences sexuelles. Selon les témoignages rapportés après la rencontre, les échanges ont porté notamment sur la reconnaissance de la gravité et du caractère systémique des abus.

La journée s’est achevée par la prière du Rosaire et une procession aux flambeaux dans le sanctuaire de Lourdes. Cette étape a ainsi renforcé la dimension pastorale et spirituelle du voyage pontifical.

Le dernier jour du voyage, lundi 28 septembre, Léon XIV a quitté Lourdes pour rejoindre Metz, dans l’est de la France.

Dans cette ville associée à l’histoire européenne et à la mémoire de Robert Schuman, considéré comme l’un des pères fondateurs de la construction européenne, le pape a placé son message sous le thème « Aux racines de l’Europe pour la paix et l’unité ».

Au Centre des Congrès Robert Schuman, il a également participé à une rencontre interreligieuse réunissant des représentants de différentes traditions religieuses. Dans son discours, le pape a insisté sur la nécessité de dépasser les frontières, de favoriser la rencontre et de construire la paix. Il a notamment présenté le dialogue comme un moyen de préserver son identité tout en s’ouvrant à la diversité de l’autre.

Le choix de Metz n’était donc pas anodin. La ville permettait au souverain pontife de relier son message religieux aux questions de paix, d’unité européenne et de dialogue entre les peuples.

Lors de son intervention consacrée aux racines de l’Europe, Léon XIV a également rendu hommage à Robert Schuman et à son héritage politique et spirituel. Il a appelé les Européens à ne pas oublier les fondements historiques de leur projet commun et à poursuivre la recherche de la paix et de l’unité.

Avant de quitter la France, le pape Léon XIV a célébré une messe dans la cathédrale Saint-Étienne de Metz. Cette célébration constituait l’une des dernières étapes publiques de son voyage.

À l’issue de cette messe, le souverain pontife s’est rendu à l’aéroport de Metz-Nancy-Lorraine. La cérémonie officielle de congé a débuté à 18 h 30. Après les salutations protocolaires et les honneurs militaires, Léon XIV a finalement embarqué à bord de l’Airbus A321 d’Air France.

Le Saint-Siège précise que l’avion a quitté Metz à 19 h 33 pour Rome. Le trajet devait durer environ une heure et cinquante minutes, pour une distance d’environ 1 075 kilomètres.

Comme cela est devenu une tradition lors des voyages internationaux du pape, Léon XIV devait également échanger avec les journalistes présents à bord de l’avion papal pendant le vol retour.

Près de 80 journalistes accompagnaient le souverain pontife durant ce déplacement. La conférence de presse devait permettre de revenir sur les principaux moments du voyage et sur les différents sujets abordés au cours des quatre jours passés en France.

Cette rencontre avec la presse constitue généralement un moment particulier des voyages pontificaux. Elle permet au pape de répondre directement aux questions des journalistes et de préciser certains aspects de ses interventions publiques.

Au terme de ces quatre jours, le voyage de Léon XIV en France aura été marqué par une grande diversité de rencontres et de thèmes. De Paris à Lourdes, puis de Lourdes à Metz, le pape a alterné célébrations religieuses, rencontres institutionnelles, échanges avec les jeunes, dialogue interreligieux et prises de parole sur les grands enjeux de société.

Son message a notamment porté sur la paix, la dignité humaine, l’accueil des personnes vulnérables, le dialogue entre les religions, l’avenir de l’Europe et les défis posés par les nouvelles technologies.

À Paris, il a rencontré les autorités politiques et diplomatiques ainsi que des représentants de la société civile. À Lourdes, il a mis l’accent sur la prière, les malades, les pèlerins et les victimes d’abus. À Metz, il a élargi son propos aux questions européennes et au dialogue entre les différentes traditions religieuses.

En quittant la France, Léon XIV a adressé ses remerciements au président Emmanuel Macron, aux autorités et au peuple français pour l’accueil qui lui a été réservé. Dans un télégramme transmis après son départ, le pape a exprimé sa gratitude pour l’hospitalité reçue et assuré le peuple français de ses prières.

Après quatre jours d’un programme particulièrement dense, le pape Léon XIV a donc repris la direction de Rome. Son voyage apostolique en France s’achève ainsi sur un message centré sur la paix, le dialogue, l’unité et la responsabilité collective face aux défis du monde contemporain.

Le souverain pontife doit désormais regagner le Vatican, au terme de ce cinquième voyage apostolique international de son pontificat. La France, elle, referme quatre jours durant lesquels les questions religieuses, sociales, européennes et internationales se sont retrouvées au cœur de l’actualité.

Esaïe Vumi objectif DK TV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *