
L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo a réagi vivement aux critiques de son procès, après sa condamnation à 10 ans de travaux forcés par la Cour constitutionnelle de la RDC dans le cadre de l’affaire dite Bukanga-Lonzo (affaire de détournement de fonds publics).
Intervenant récemment au cours d’une interview diffusée sur une chaîne francophone, Matata Ponyo a dénoncé la procédure judiciaire. Il a affirmé :
« Imaginez-vous que je n’ai été jugé que par des gens qui appartiennent à une tribu du président de la République. Le premier juge, il était du Kasaï-, le deuxième juge, il était du Kasaï, le juge de la Cour de cassation où le dossier était transféré était du Kasaï-. Comment est-ce que, dans un pays où il y a plus de 450 tribus, un ancien Premier ministre peut être jugé par des juges d’une tribu qui appartiennent aux présidents de la République ? C’est un jugement tribalo-ethnique. » (propos rapportés par des pages de réseaux sociaux citant cette interview)
Cette déclaration a relancé le débat politique en RDC sur la justice et l’indépendance des institutions judiciaires, certains soutiens de Matata Ponyo estimant que la décision de justice aurait des motivations politiques, tandis que d’autres insistent sur le fait que la condamnation est basée sur des faits de détournement avérés.
La condamnation rendue le 20 mai 2025 par la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo a été confirmée malgré les critiques de la défense de Matata Ponyo.
Esaïe Vumi objectif DK TV