
L’Union africaine a réitéré son opposition ferme à toute forme de changement anticonstitutionnel de gouvernement en Afrique, tout en réaffirmant son engagement en faveur de l’initiative « Faire taire les armes ». Cette position de principe s’inscrit dans la doctrine continentale de « tolérance zéro » face aux putschs militaires et aux prises de pouvoir illégales, régulièrement dénoncés par l’organisation panafricaine.
Lors de ses dernières prises de position diplomatiques, l’organisation basée à Addis-Abeba a insisté sur la nécessité pour les États membres de respecter strictement l’ordre constitutionnel, la légitimité démocratique et l’État de droit. L’UA rappelle que les changements anticonstitutionnels – qu’ils résultent de coups d’État, de manipulations constitutionnelles ou d’interventions armées – constituent une menace majeure pour la stabilité politique, la paix et le développement durable du continent.
Parallèlement, l’Union africaine poursuit l’objectif stratégique de « faire taire les armes en Afrique », une initiative continentale visant à prévenir les conflits armés, renforcer les mécanismes de médiation et consolider la gouvernance sécuritaire. Cette ambition, adoptée dans le cadre de l’Agenda 2063, vise notamment à réduire les violences armées, lutter contre les groupes rebelles et favoriser des solutions politiques durables aux crises.
En lien avec la situation sécuritaire dans la région des Grands Lacs, l’UA souligne l’importance du respect de la souveraineté des États, du règlement pacifique des différends et de la coopération régionale pour mettre fin aux conflits persistants. La République démocratique du Congo, confrontée à l’activisme de groupes armés à l’Est, demeure au cœur des préoccupations sécuritaires continentales.
Par cette réaffirmation de principes, l’Union africaine entend envoyer un signal clair : aucune prise de pouvoir en dehors des cadres constitutionnels ne sera tolérée, et la pacification du continent reste une priorité collective.
Esaïe Vumi objectif DK TV