RDC – Démolition de la résidence de Godé Mpoyi : une interpellation forte aux autorités de l’État

Le président honoraire de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, l’honorable Godé Mpoyi, est sorti de son silence après la démolition brutale de sa résidence, visiblement orchestrée par des agents de l’État. Dans une déclaration empreinte d’amertume et de gravité, il a exprimé sa profonde désolation et mis en lumière l’impact de telles injustices sur la stabilité sociale du pays.

« Si je n’étais pas pasteur, j’aurais déjà rejoint Corneille Nangaa à Goma. Ce sont des choses comme ça qui poussent les gens à la rébellion. »
– Godé Mpoyi, 10 juillet 2025

Ces propos, d’une rare intensité, résonnent comme un cri de détresse lancé à l’endroit des autorités congolaises. Ils traduisent le sentiment d’injustice et d’humiliation ressenti par une figure politique de premier plan, et soulèvent des interrogations profondes sur le respect des droits fondamentaux, même pour ceux qui ont servi la République avec honneur.

La démolition de la résidence de M. Mpoyi, sans procédure judiciaire préalable ni respect des garanties élémentaires de l’État de droit, constitue un précédent dangereux. Elle révèle une gestion autoritaire des conflits fonciers, marquée par l’usage excessif de la force et le mépris des mécanismes de médiation.

Une alerte contre la dérive

En évoquant une possible adhésion au mouvement rebelle de Nangaa, l’ex-président de l’APK ne fait pas que parler sous le coup de l’émotion. Il tire la sonnette d’alarme sur une réalité palpable : la mauvaise gouvernance, l’absence d’écoute des doléances citoyennes, et la répression injustifiée peuvent conduire même les plus modérés à envisager des formes extrêmes de contestation.

Ce genre de traitement infligé à une personnalité politique, en pleine capitale, soulève une interrogation de fond : que reste-t-il alors pour les anonymes, les sans-voix, dont les maisons sont détruites sans explication ni relogement, sous les yeux indifférents de l’État ?

Un appel à la responsabilité

Face à cette situation, il est urgent que les autorités compétentes, au plus haut niveau de l’État, prennent la mesure de la gravité de tels actes. La cohésion nationale ne saurait être construite sur l’injustice, la brutalité administrative et l’humiliation des citoyens.

Le cas Godé Mpoyi doit servir de catalyseur pour une introspection sérieuse sur la manière dont les institutions traitent les conflits sociaux et fonciers. Il est impérieux que des enquêtes transparentes soient ouvertes, que les responsabilités soient établies, et que des réparations justes soient envisagées.

L’État de droit ne peut être un slogan creux. Il doit être vécu et ressenti par tous, sans distinction. Quand la voix d’un homme de paix se teinte de révolte, c’est le signe que les lignes rouges ont été franchies. Que cet épisode serve de leçon, non de précédent.

Pour toute réaction officielle, les autorités sont invitées à s’exprimer dans les meilleurs délais.

Esaïe vumi objectif DK TV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *