
Les habitants du quartier Pascal, situé le long de la route Mokali et de l’avenue Kimpolo, ont vécu une nuit de terreur du dimanche 13 au lundi 14 juillet 2025. Vers 2 heures du matin, un groupe d’hommes armés, dont certains portaient des uniformes similaires à ceux de la Garde républicaine, a lancé une attaque violente qui a semé la panique et la désolation.
Le carnage a laissé un lourd tribut :
Deux morts : un père et son fils abattus dans leur domicile,
Une femme violée,
Plusieurs maisons pillées et cambriolées,
Des coups de feu nourris qui ont traumatisé toute la zone.
Selon plusieurs témoins, les forces de police locales ont fui face à la violence de l’attaque, laissant les habitants livrés à eux-mêmes pendant de longues heures. Les secours n’auraient atteint la zone que bien après la fuite des assaillants.
Un climat d’insécurité grandissant
Cet événement tragique n’est pas un cas isolé. La commune de Kimbanseke est confrontée depuis plusieurs mois à une recrudescence d’actes criminels, malgré des efforts récents pour renforcer la sécurité :
En mars 2025, des religieuses de la Congrégation Saint-Dominique ont été attaquées par des Kuluna armés au quartier SECOMAF.
En mai 2025, un jeune homme a été abattu par balle lors d’une patrouille policière controversée au quartier Mokali, provoquant l’indignation des habitants.
En juin 2025, les autorités ont inauguré un nouveau commissariat central et deux sous-commissariats dans Kimbanseke, dotés de véhicules et motos pour améliorer la couverture sécuritaire.
Mais ces initiatives semblent insuffisantes ou mal opérationnalisées, comme le montrent les événements de cette nuit.
Colère et désespoir dans la population
La population dénonce une inefficacité chronique des forces de sécurité et s’interroge sur la possible implication de certains éléments de l’armée ou de la police dans des actes criminels. L’usage de tenues militaires par les assaillants renforce cette suspicion.
« Les policiers ont fui. On criait au secours, mais personne n’est venu. Ce n’est pas la première fois. On vit dans la peur », déclare un chef de rue rencontré ce matin.
Des ONG locales et des leaders communautaires appellent à l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante, à la protection des victimes et à une réforme urgente de la chaîne sécuritaire dans la capitale.
Kimbanseke, une des communes les plus peuplées de Kinshasa, souffre d’un abandonnement progressif de l’État dans certains quartiers périphériques. L’absence de patrouilles régulières, le manque de réactivité des forces de l’ordre, et l’inefficacité du système judiciaire favorisent un sentiment d’impunité généralisée.
Ce que la population attend
Justice pour les victimes de cette attaque.
Identification et arrestation rapide des assaillants.
Renforcement effectif de la police de proximité.
Création d’un numéro d’alerte local avec réponse immédiate.
Surveillance et contrôle des uniformes militaires pour éviter les usurpations.
Esaïe vumi objectif DK TV