
Une avancée majeure dans la lutte pour l’éducation inclusive et contre les discriminations scolaires, a été annoncée par le ministère de l’Éducation nationale de la République démocratique du Congo. Désormais, les élèves enceintes ne pourront plus être exclues ni sanctionnées dans les établissements scolaires du pays.
« Aucune sanction, aucune exclusion ne sera tolérée à l’encontre des filles enceintes », a déclaré fermement le Secrétaire général à l’Éducation nationale, lors d’une conférence de presse tenue ce lundi à Kinshasa.
Cette mesure, saluée par les défenseurs des droits des femmes et des enfants, s’inscrit dans une dynamique de réformes éducatives visant à garantir l’accès équitable à l’enseignement pour tous, sans distinction de sexe ou de condition sociale.
Longtemps marginalisées, stigmatisées, voire expulsées, les jeunes filles enceintes faisaient face à une double peine : l’exclusion scolaire et la pression sociale. Avec cette décision gouvernementale, l’école congolaise s’aligne désormais sur les principes de réinsertion et d’accompagnement, au lieu de la punition.
Des dispositifs sont également en cours d’élaboration, notamment :
Des cellules d’écoute et de soutien psychologique dans les écoles.
L’accompagnement des jeunes mères pour leur permettre de poursuivre leur scolarité après l’accouchement.
Des campagnes de sensibilisation à la sexualité responsable, à l’éducation parentale et aux droits reproductifs.
Le gouvernement met en garde les chefs d’établissements qui continueraient à exclure les élèves enceintes. « Des sanctions administratives sont prévues pour tout acte contraire à la nouvelle directive, » a ajouté le Secrétaire général.
Les organisations féminines et les ONG de défense des droits de l’enfant saluent une victoire historique contre les discriminations sexistes en milieu scolaire. Toutefois, elles appellent à la vigilance dans l’application effective de cette mesure sur l’ensemble du territoire national, notamment dans les zones rurales où les mentalités sont plus conservatrices.
Un pas important vient d’être franchi, mais la réussite de cette réforme dépendra de sa mise en œuvre rigoureuse et de l’implication de tous les acteurs du système éducatif. L’éducation ne doit plus jamais être un luxe, encore moins un privilège refusé à celles qui en ont le plus besoin.
Esaïe vumi objectif DK TV