
Le docteur Denis Mukwege, Prix Nobel de la Paix, accuse Kinshasa d’avoir légalisé l’agression en signant un accord sous pression internationale.
Un accord qui scandalise , le 25 juin 2025, la RDC et le Rwanda ont signé, sous médiation américaine, un accord censé apaiser les tensions dans l’Est du Congo. Mais pour le docteur Mukwege, cette signature équivaut à une capitulation.
En légitimant les forces d’agression, le régime de Kinshasa a vendu la souveraineté du Congo. Cet acte valide l’occupation d’une armée responsable de millions de morts, de viols massifs et du déplacement forcé de nos populations , dénonce-t-il.
Les raisons de sa colère, aucune garantie de retrait des troupes L’accord ne fixe pas d’échéance claire pour le départ des soldats rwandais et de leurs alliés du M23. Les milices locales, pourtant clés dans la stabilité régionale, ont été exclues des discussions.
Une amnistie déguisée pour les crimes de guerre ? Aucune mention de justice transitionnelle ou de réparations pour les victimes. Les entreprises étrangères exploitant illégalement les minerais ne sont pas inquiétées.
Washington, arbitre partial ? Les États-Unis, tout en jouant les médiateurs, restent un allié historique du Rwanda.
Le texte évite soigneusement de condamner Kigali pour son soutien aux rebelles.
Denis Mukwege : « Le peuple congolais, encore une fois sacrifié »
« Je regrette de dire que cet accord ne mettra pas fin aux souffrances. C’est un leurre qui prolonge l’impunité et la violence »*, assène le célèbre gynécologue.
Les risques à venir : Radicalisation des groupes armés locaux, exclus du processus. Nouvelles vagues de déplacements si les combats reprennent. Perte de confiance envers un gouvernement accusé de brader le pays.
La balle est dans le camp de la société civile et de la communauté africaine : La CIRGL et l’Union africaine vont-elles se saisir du dossier ? Des manifestations sont-elles à prévoir en RDC ? Le Rwanda respecter a-t-il ses engagements, ou poursuivre a-t-il sa stratégie d’ingérence ?
cet accord ressemble moins à une solution qu’à un calcul géopolitique où le Congo, une fois de plus, paie le prix fort.
Esaïe vumi objectif DK