
Jean-Marie Kasamba, ancien coordonnateur de la visibilité des « 5 chantiers de la République » sous la présidence de Joseph Kabila, a récemment affirmé que le Centre culturel national inauguré à Kinshasa fait partie intégrante des projets emblématiques portés par cette initiative de développement multisectoriel.
« Le Centre culturel est l’un des projets des 5 chantiers de Joseph Kabila », a-t-il déclaré lors d’un entretien diffusé sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), relayé également sur les réseaux sociaux officiels de la chaîne publique.
Cette prise de parole intervient dans un contexte marqué par le retour du débat public sur l’héritage infrastructurel des années Kabila, au moment même où le gouvernement d’union nationale s’attelle à réévaluer les politiques de développement initiées au cours des deux dernières décennies.
Lancée en 2007 par l’ancien président Joseph Kabila Kabange, l’initiative des 5 chantiers de la République visait à impulser une dynamique de reconstruction post-conflit, à travers cinq secteurs prioritaires :
- Infrastructures (routes, bâtiments publics, voies ferrées)
- Énergie et eau
- Éducation
- Santé
- Emploi, jeunesse et culture
C’est dans ce dernier pilier que s’inscrirait, selon Kasamba, le Centre culturel national récemment mis en service. Ce complexe moderne, salué pour son architecture et sa vocation artistique et éducative, est perçu comme un symbole fort de l’investissement public dans la culture congolaise.
Pour certains observateurs, la déclaration de Jean-Marie Kasamba résonne comme un rappel politique des réalisations de l’ère Kabila, à un moment où l’histoire récente du pays est l’objet de nombreuses relectures. D’autres y voient une volonté de réappropriation symbolique d’un édifice culturel dont la paternité semble encore faire débat.
Sur les plateformes de la RTNC, plusieurs internautes ont réagi, entre approbation et scepticisme, à l’idée que ce centre — livré récemment — soit en réalité l’héritage d’un projet lancé plus de dix ans auparavant.
Si la genèse administrative du Centre culturel remonte effectivement à la décennie précédente, sa réalisation effective et son financement final sont intervenus bien plus tard, sous d’autres mandatures. Cette situation pose la question classique de la continuité de l’État face à la volatilité des majorités politiques.
Quoi qu’il en soit, la sortie médiatique de Jean-Marie Kasamba, figure emblématique de la communication institutionnelle sous Kabila, remet sur le devant de la scène les ambitions — encore inachevées pour certaines — des « 5 chantiers de la République », un slogan qui aura marqué une époque.
Esaïe vumi objectif DK TV