RDC – Fin de l’Examen d’État 2025 : Quand la fête tourne au dérapage vestimentaire et à la dérive morale

Clôture officielle de l’Examen d’État ce jeudi 31 juillet sur toute l’étendue du territoire national. Un moment censé symboliser la fin d’un long parcours scolaire et le début d’un avenir prometteur pour des centaines de milliers de finalistes. Mais à Kinshasa comme dans d’autres coins du pays, la liesse a laissé place à un triste spectacle : dérive vestimentaire, comportements déplacés, et perte totale de repères chez une partie de cette jeunesse pourtant censée incarner l’élite de demain.

Dans les rues de Matete, de Masina, de Ngaba ou encore à Bandalungwa, les scènes étaient presque les mêmes : jeunes filles en habits ultra-moulants, nombrils à l’air, talons hauts, parfois maquillées à outrance comme pour un concours de beauté. Certaines affichaient même des tenues transparentes laissant peu de place à l’imagination. Des jeunes garçons, eux, exhibaient des torses nus, portaient des lunettes de soleil de luxe douteuse, et défilaient en motos Jakarta comme dans un clip de rap. Pour beaucoup, la fin de l’examen ressemblait plus à un « fashion show de la décadence » qu’à un moment de fierté éducative.

Un parent consterné à Limete lance un cri d’alarme :

« Ma fille est sortie de la maison habillée normalement. Ce que j’ai vu sur les réseaux sociaux, j’ai failli m’évanouir. Elle a changé de tenue en chemin. À qui confions-nous encore nos enfants ? »

Pire encore, des cas d’abus et d’amourachage
Des témoignages concordants font état de jeunes garçons qui, profitant de l’euphorie de la fin des épreuves, invitaient des camarades dans des motels ou des appartements privés. D’autres se retrouvaient dans des coins isolés, sur les bords du fleuve ou dans les parcelles désertes pour « fêter ». Certains parlent même de consommation d’alcool, de drogues douces, voire de rapports sexuels non protégés.

Les réseaux sociaux n’ont rien arrangé
TikTok, Facebook et Instagram ont été inondés de vidéos choquantes. Certaines jeunes filles se filmaient dansant de manière provocante, parfois à moitié nues, tandis que d’autres posaient dans des situations ambiguës avec leurs « chéris d’un jour ». Ces contenus viraux ternissent l’image de la jeunesse congolaise, pourtant pleine de talents et de potentiel.

Au-delà de l’indignation, un devoir d’action collective

Ce dérapage post-examen est un miroir brutal de notre société. Il ne s’agit pas de condamner toute une génération, mais d’interpeller la conscience nationale. Où sont les repères ? Où sont les parents ? Où sont les éducateurs, les leaders religieux et communautaires ?

Le Ministère de l’EPST devrait prendre les devants, en lançant des campagnes de sensibilisation « Fêter avec dignité », en impliquant les écoles, les médias, les influenceurs et les ONG.

Un appel à la jeunesse : Soyez des étoiles, pas des étincelles passagères

Jeunesse congolaise, ta beauté est dans ton intelligence, ton charisme, ta maîtrise de soi et ta fierté de réussir sans perdre tes valeurs. Un examen terminé n’est pas une fin en soi, c’est un début. Et ce début doit se célébrer dans la dignité, pas dans la confusion.

Esaïe vumi objectif DK TV

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