
La République Démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la modernisation de ses infrastructures de transport. Au cours d’une cérémonie solennelle organisée ce vendredi matin à la Gare centrale de Kinshasa, dans la commune de Gombe, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé au lancement officiel de la reprise du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi, un tronçon long de 365 kilomètres reliant la capitale congolaise au principal port maritime du pays.

À l’occasion de cet événement historique, le Chef de l’État a également réceptionné sept nouvelles voitures voyageurs automotrices acquises sur fonds propres du gouvernement grâce à la redevance logistique terrestre (RLT).
Un projet structurant pour l’économie nationale
La réhabilitation et la relance de la ligne Kinshasa–Matadi ne sont pas seulement un projet d’infrastructure ; il s’agit d’un enjeu stratégique pour l’économie congolaise. Cette voie ferrée, exploitée par l’Office National des Transports (ONATRA), joue un rôle clé dans l’acheminement des marchandises depuis le port maritime de Matadi jusqu’à Kinshasa.
Interrompu à plusieurs reprises ces dernières années à cause de la vétusté des installations, des éboulements de terrain et du manque d’investissements, le trafic ferroviaire sur ce tronçon vital reprendra désormais dans des conditions modernisées, offrant plus de confort, de sécurité et de rapidité.
Une cérémonie marquée par des annonces fortes
La cérémonie de ce vendredi s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des responsables de l’ONATRA, des opérateurs économiques et des représentants de la société civile. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment :
Jean-Pierre Bemba, Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et du Désenclavement ;
Julie Mbuyi Shiku, Ministre du Portefeuille ;
Martin Lukusa, Directeur Général de l’ONATRA ;
Des représentants des entreprises partenaires ayant contribué à la réhabilitation.
Après l’hymne national et la présentation du projet, le Chef de l’État a symboliquement procédé à la coupure du ruban avant de visiter l’intérieur des nouveaux wagons, modernes et climatisés, pour constater de visu la qualité des équipements offerts aux voyageurs.
Sept nouvelles voitures voyageurs : un confort inédit
Les sept voitures voyageurs automotrices réceptionnées lors de la cérémonie constituent la première étape d’un vaste programme de modernisation du parc ferroviaire congolais. Ces engins, fabriqués par une entreprise chinoise, sont dotés d’équipements modernes :
Sièges ergonomiques et climatisation intégrée ;
Systèmes de sécurité renforcés et caméras de surveillance ;
Espaces adaptés pour les familles et les personnes à mobilité réduite ;
Capacité d’accueil accrue pour répondre à la forte demande sur l’axe Kinshasa–Matadi.
Ces nouveaux trains permettront de transporter plus de voyageurs dans de meilleures conditions tout en réduisant considérablement les délais de parcours.
Des perspectives ambitieuses pour l’ONATRA
Dans son intervention, Martin Lukusa, Directeur Général de l’ONATRA, a salué la volonté politique du Président Tshisekedi de moderniser les infrastructures ferroviaires. Il a annoncé plusieurs projets à venir :
L’acquisition de cinq nouvelles locomotives ;
L’achat de 40 wagons porte-conteneurs pour renforcer le transport des marchandises ;
La relance du trafic ferroviaire urbain à Kinshasa, notamment sur les axes Gare centrale – Aéroport international de N’Djili et Gare centrale – Kitambo magasin.
Selon lui, ces initiatives permettront non seulement de désengorger la route nationale n°1, mais aussi de réduire les coûts logistiques pour les opérateurs économiques et les commerçants.
Les propos du Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Bemba
Prenant la parole, Jean-Pierre Bemba, en sa qualité de Vice-Premier Ministre en charge des Transports, a rappelé que cette réalisation s’inscrivait dans la vision du Chef de l’État de faire du transport ferroviaire un pilier de la modernisation économique.
« La reprise du trafic Kinshasa–Matadi marque un tournant décisif pour notre pays. Ce projet ne se limite pas à la relance d’une ligne, mais participe d’une stratégie globale visant à améliorer la mobilité des personnes et des biens, tout en réduisant les coûts d’exploitation pour les opérateurs économiques », a-t-il déclaré.
Il a également confirmé que le gouvernement mettra en œuvre des mesures d’entretien régulières pour garantir la pérennité de cette infrastructure stratégique.
Julie Mbuyi Shiku : “Un projet porteur d’espoir”
La Ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, a pour sa part qualifié la reprise du trafic Kinshasa–Matadi de « projet structurant ». Elle a souligné que cette réalisation redonne confiance aux citoyens et espoir aux acteurs économiques :
« Grâce à l’implication directe du Président de la République, l’ONATRA renoue avec son rôle historique. Cette modernisation permettra de dynamiser le commerce intérieur et d’accroître la compétitivité de nos ports », a-t-elle indiqué.
Félix Tshisekedi, Président de la République :
« En relançant cette ligne ferroviaire, nous reconnectons Kinshasa au monde et redonnons de l’espoir à notre économie. Le rail doit redevenir un moteur de croissance pour tous les Congolais. »
Un impact socio-économique majeur
La remise en service de la ligne Kinshasa–Matadi présente plusieurs avantages pour les populations et pour l’économie nationale :
Réduction des coûts de transport : le rail sera une alternative plus économique que le transport routier ;
Fluidification du trafic routier : le désengorgement de la RN1 permettra d’améliorer la mobilité des marchandises et des personnes ;
Création d’emplois directs et indirects : les activités liées à la maintenance, à la logistique et à la sécurité ferroviaire généreront de nouvelles opportunités ;
Sécurité accrue : le transport ferroviaire réduit les risques d’accidents liés à la surcharge des camions sur les routes.
Pour les commerçants, notamment ceux qui importent ou exportent via le port de Matadi, la reprise de cette ligne ferroviaire est un atout stratégique qui va booster leurs activités.
Une vision pour un Congo moderne
La relance du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi s’inscrit dans le cadre d’une vision plus large portée par le Président Tshisekedi : moderniser les infrastructures pour stimuler la croissance économique et améliorer la qualité de vie des Congolais.
D’autres projets sont déjà en cours ou à venir, notamment :
La modernisation du port de Matadi ;
La réhabilitation d’autres lignes ferroviaires stratégiques à travers le pays ;
L’intégration progressive du Congo dans les corridors logistiques régionaux.
Avec la reprise officielle du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi le 5 septembre 2025, la RDC franchit une étape cruciale dans la modernisation de ses infrastructures de transport. La réception des sept nouvelles voitures voyageurs automotrices, financées sur fonds propres, symbolise la volonté du gouvernement de miser sur l’efficacité et la durabilité.
Ce projet, au-delà de sa dimension symbolique, représente un levier de développement économique pour l’ensemble du pays. En reconnectant la capitale au port de Matadi, le Président Tshisekedi répond à une demande pressante des opérateurs économiques et des populations, tout en ouvrant la voie à une nouvelle ère pour le transport ferroviaire en RDC.
Contexte historique de la ligne Kinshasa–Matadi
La ligne ferroviaire Kinshasa–Matadi occupe une place centrale dans l’histoire des transports en République Démocratique du Congo. Construite entre 1890 et 1898 sous l’époque coloniale, elle a été l’une des toutes premières infrastructures modernes du pays et demeure aujourd’hui l’une des plus stratégiques. Reliant la capitale Kinshasa au port maritime de Matadi, sur une distance d’environ 365 kilomètres, elle a longtemps constitué l’artère économique majeure permettant d’acheminer les marchandises importées depuis l’océan Atlantique vers l’intérieur du pays.
À son apogée, la ligne pouvait transporter plusieurs centaines de milliers de tonnes de fret chaque année, en plus de milliers de passagers. Pendant des décennies, elle a été un levier de croissance économique, favorisant le développement du commerce et la circulation des produits stratégiques, notamment le cuivre, le bois, le café et d’autres denrées exportées vers les marchés internationaux.
Cependant, au fil des ans, le réseau a souffert d’un manque d’entretien, d’une sous-capitalisation chronique et de la vétusté des installations. Les rails endommagés, les pannes répétées et les éboulements fréquents ont provoqué la baisse progressive du trafic, jusqu’à une quasi-paralysie dans les années 2000. Cette situation a entraîné un report massif du transport de marchandises vers la route nationale n°1, provoquant son saturation et accentuant les problèmes d’accidents et de surcharges.
Malgré plusieurs tentatives de relance, les difficultés financières et la faible mobilisation des investissements ont longtemps retardé la modernisation de cette infrastructure stratégique. La reprise officielle du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi, lancée le 5 septembre 2025 sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi, marque donc un tournant majeur. Elle symbolise la volonté du gouvernement de redonner au rail sa place historique dans le développement économique du pays, tout en modernisant les infrastructures pour répondre aux standards internationaux.
La relance du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi s’inscrit dans une vision globale de modernisation et de désenclavement du pays portée par le Président Félix Tshisekedi. L’objectif du gouvernement est de faire du transport ferroviaire un pilier du développement économique, capable de répondre aux besoins des citoyens et des acteurs économiques tout en réduisant la pression sur les routes nationales.
Parmi les projets futurs annoncés :
La mise en service du train urbain Kinshasa–Aéroport international de N’Djili, pour faciliter la mobilité dans la capitale ;
La réhabilitation progressive des lignes Kinshasa–Kikwit et Matadi–Boma, afin d’étendre la couverture ferroviaire nationale ;
Le développement d’un réseau ferroviaire intégré, connectant villes et ports stratégiques pour fluidifier le transport de marchandises et de passagers ;
L’intégration du Congo dans les corridors logistiques régionaux, favorisant le commerce avec l’Angola, le Congo-Brazzaville et la Zambie ;
L’acquisition de nouveaux wagons et locomotives pour moderniser et renforcer la flotte de l’ONATRA, garantissant sécurité, confort et fiabilité.
Cette stratégie vise à transformer le rail en outil central de croissance économique, à soutenir le commerce intérieur et international, et à améliorer significativement la qualité de vie des populations en réduisant les temps de transport et les coûts logistiques.
La reprise officielle du trafic ferroviaire Kinshasa–Matadi le 5 septembre 2025 constitue une étape majeure dans la modernisation des infrastructures de transport en RDC. La réception des sept nouvelles voitures voyageurs automotrices, financées grâce à la redevance logistique terrestre (RLT), symbolise la volonté du gouvernement de redonner au rail sa place historique et d’offrir aux Congolais un service moderne, sûr et performant.
Au-delà de l’aspect symbolique, cette relance représente un véritable levier de développement économique, en facilitant le transport de marchandises et de passagers, en réduisant les coûts logistiques et en désengorgeant les routes nationales. Elle ouvre également la voie à une vision ambitieuse : un réseau ferroviaire national intégré, moderne et connecté aux corridors régionaux, capable de stimuler le commerce, l’emploi et la croissance durable.
En reconnectant la capitale au port de Matadi, le gouvernement envoie un signal fort de dynamisme et de modernisation, confirmant que le rail reste un pilier stratégique pour l’avenir économique et social de la RDC.
Esaïe vumi objectif DK TV