Sud-Kivu : une exécution publique sous le regard impuissant du monde

Paroles interdites, justice assassinée, barbarie décomplexée. Ce n’est plus la Syrie de Daesh, ce n’est plus l’État Islamique. C’est la République Démocratique du Congo, en 2025. C’est notre pays. Et cette fois, c’est le Sud-Kivu, sous contrôle du M23, qu’on filme en train de basculer dans l’horreur.

Un homme, accusé d’un vol, a été lapidé, puis exécuté d’une balle dans la tête par un combattant du M23. En plein jour. Devant une foule. Sans procès. Sans défense. Sans même un mot. La foule ? Tétanisée. Dépossédée de sa voix. Spectatrice forcée d’une justice de la jungle, imposée par la loi du fusil.

Des témoins parlent de hurlements, de supplications, d’un ordre bref. Et puis le silence. Le silence après le coup de feu.

Où est l’État ? Où sont les autorités ?

La scène aurait été impossible si l’État était présent. Mais dans ces zones contrôlées par le M23, la justice n’existe plus. Les lois de la République sont remplacées par les caprices de chefs rebelles. L’autorité, c’est le canon. La justice, c’est la peur. Le juge, c’est l’exécuteur.

Et pendant ce temps, aucune autorité congolaise ne dénonce, ne condamne, ne réagit.
Silence radio à Kinshasa. Silence complice ? Silence lâche ? Silence honteux ? Ce mutisme vaut approbation.

Le M23 : une milice qui règne par la terreur

Ce crime n’est pas un incident isolé. C’est un système. C’est le règne du M23, soutenu par le Rwanda, qui s’installe au cœur de notre territoire. Un régime de peur, d’exécutions sommaires, d’humiliations publiques, de populations prises en otage. Une organisation qui se croit au-dessus des lois, et agit en terrain conquis.

Comment peut-on tolérer cela ? Comment peut-on, en 2025, assister encore à des scènes de lynchage suivies d’exécutions sans qu’une seule instance ne lève le ton ?

Où est la communauté internationale ?

À l’ONU, on publie des rapports. À la MONUSCO, on « s’inquiète ». À Kigali, on nie tout. Et pendant qu’ils tergiversent, des Congolais meurent, chaque jour, dans l’indifférence la plus totale.

Combien de corps faudra-t-il avant qu’on appelle les choses par leur nom ?
Ce ne sont plus des “exactions” : ce sont des crimes de guerre.
Ce ne sont plus des “tensions” : c’est une occupation brutale.
Ce ne sont plus des “rebelles” : ce sont des criminels armés, qui tuent au nom d’un pouvoir illégal.

Ce texte est une alerte. Un cri. Une colère.
Pour que ce visage exécuté devant la foule ne meure pas une seconde fois dans l’oubli.
Pour que les Congolais sachent. Pour que le monde entende. Pour que la honte change de camp.

Parce que se taire, c’est être complice.

La rédaction

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