
Le feuilleton judiciaire autour de Me Constant Mutamba, président du parti Dynamique Progressiste Révolutionnaire (DYPRO), connaît un nouveau rebondissement. L’audience prévue ce mardi 9 juillet devant la Cour a été brièvement ouverte avant que le juge ne prononce le renvoi au 23 juillet prochain.
Un procès à haute tension politique
Inculpé dans une affaire dont les contours restent partiellement flous, Me Mutamba est poursuivi pour des faits que ses proches qualifient d’infondés et d’inspirés par des motivations politiques. Ce fervent opposant au régime Tshisekedi s’était illustré ces derniers mois par une série de déclarations musclées, dénonçant la mauvaise gouvernance et la violation des droits fondamentaux.
“Nous assistons à une tentative de criminaliser la parole politique en RDC,” a déclaré Me Sylvain Kanku, l’un des avocats de la défense, à la sortie du tribunal. “Notre client est victime de son engagement pour la vérité.”
Devant le Palais de justice, plusieurs dizaines de militants et sympathisants de DYPRO se sont réunis pour soutenir leur leader. Brandissant pancartes et banderoles, ils ont dénoncé un “procès politique” et exigé la libération immédiate de Me Mutamba. Quelques tensions ont été signalées avec les forces de l’ordre, mais aucune interpellation n’a été rapportée.
Ce dossier, largement médiatisé, est suivi de près par la communauté internationale. Des organisations telles qu’Amnesty International, La Voix des Sans Voix (VSV), et la FIDH ont déjà appelé les autorités congolaises à garantir un procès équitable, dans le respect des normes internationales.
Du côté du parquet, un porte-parole a affirmé que la procédure suit son cours normal, réfutant toute allégation d’ingérence politique. “Le ministère public agit conformément à la loi. Nul n’est au-dessus de la justice,” a-t-il martelé.
Prochain rendez-vous : 23 juillet
L’affaire Mutamba reste donc suspendue à l’audience du 23 juillet, à laquelle sont attendues des révélations sur le fond du dossier. Ce procès pourrait bien devenir un baromètre de l’état de droit en RDC, à quelques mois des échéances politiques internes au pays.
Esaïe vumi objectif DK TV