
Le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, veut désormais conditionner les grands projets d’investissement dans le pays à la création d’établissements de formation professionnelle. Une décision stratégique visant à garantir aux Congolais un accès prioritaire aux emplois générés par les projets d’envergure sur le territoire national.
Dans un contexte où les taux de chômage et de sous-emploi des jeunes demeurent préoccupants, cette initiative présidentielle se veut une réponse concrète aux défis socio-économiques. Le chef de l’État souhaite que tout investisseur, étranger ou local, intègre dans son cahier des charges la création ou le soutien d’un centre de formation professionnelle, en rapport avec le secteur d’activité concerné.
« Il n’est plus admissible que les grands projets se développent en RDC sans une véritable intégration de la main-d’œuvre locale qualifiée. Nos jeunes doivent être formés pour répondre aux exigences du marché », a déclaré le président lors d’un récent conseil des ministres.
Un levier pour le transfert de compétences
Cette mesure vise aussi à favoriser le transfert de compétences. Trop souvent, les sociétés minières, industrielles ou de BTP font venir leur personnel technique de l’étranger, faute de main-d’œuvre qualifiée sur place. La nouvelle politique du gouvernement entend inverser cette tendance en dotant les Congolais des capacités techniques et professionnelles adaptées aux besoins du marché.
Des implications pour les futurs investisseurs
Cette réforme aura des implications majeures :
Les projets de convention devront inclure une clause de responsabilité sociale liée à la formation.
Un suivi rigoureux sera assuré par les ministères de la Formation professionnelle et de l’Industrie.
Le partenariat public-privé dans le domaine de la formation professionnelle sera renforcé.
Vers une économie inclusive et durable
En plaçant la formation technique au cœur de la politique d’investissement, le Président Tshisekedi ambitionne de construire une économie plus inclusive, durable et compétitive, capable de valoriser le potentiel humain congolais.
Du côté des investisseurs, certains saluent une vision progressiste, tandis que d’autres redoutent un alourdissement des charges. Le patronat congolais, pour sa part, appelle à un dialogue constructif afin d’assurer une application équilibrée et pragmatique de cette nouvelle exigence présidentielle.
Esaïe vumi objectif DK TV