RDC : Opération militaire d’envergure à la ferme de l’ancien Président Joseph Kabila à Kashamata

Une opération militaire massive a été menée ce lundi 14 juillet 2025 matin à la ferme Kashamata, propriété de l’ancien président de la République, Joseph Kabila Kabange, située dans la province du Haut-Katanga. Selon Me Timothée Mbuya, président de l’ONG Justicia ASBL, près de 20 jeeps et deux camions transportant environ 200 éléments de la Garde Républicaine ont pris position sur le site sans qu’aucune information officielle ne soit encore donnée sur les raisons de cette intervention.

« Pour l’heure, nul ne sait la raison de cette activité militaire », a déclaré Me Mbuya, ajoutant que la présence de ces forces spéciales a créé une vive tension dans les environs de la ferme.

La Garde Républicaine, unité d’élite directement rattachée à la présidence de la République, n’est généralement déployée que pour des missions sensibles ou de haute importance sécuritaire. Leur présence à Kashamata, domaine emblématique de l’ex-chef de l’État, soulève de nombreuses interrogations tant au niveau local que national.

Des témoins sur place ont fait état d’un déploiement méthodique, certains militaires prenant position autour des installations, d’autres effectuant des fouilles dans l’enceinte de la ferme. Aucune confrontation n’a été signalée, mais la population environnante est restée sur le qui-vive, craignant un éventuel affrontement ou une saisie.

Un contexte politique déjà tendu

Cette opération survient dans un contexte de fortes tensions entre les partisans du régime actuel et les proches de l’ex-président Kabila, dont l’influence politique et économique reste significative en République démocratique du Congo. Depuis la fin de son mandat en janvier 2019, Joseph Kabila est resté silencieux, mais ses réseaux sont toujours actifs dans plusieurs secteurs clés du pays.

Il est à noter que Joseph Kabila n’a fait l’objet d’aucune inculpation officielle jusqu’à présent, ce qui rend cette descente militaire encore plus énigmatique.

Silence des autorités

Ni les FARDC, ni la Présidence de la République, ni le gouvernorat du Haut-Katanga n’ont encore communiqué sur l’incident. Les médias nationaux et internationaux tentent d’en savoir plus sur les motifs et les implications de cette opération.

Des analystes estiment qu’il pourrait s’agir soit d’une saisie judiciaire, soit d’un signal politique fort envoyé à l’ancien régime. D’autres n’excluent pas une enquête liée à des affaires foncières ou à des activités économiques opaques.

Face à cette situation, Justicia ASBL appelle les autorités à la transparence et au respect de l’État de droit. « Si une procédure judiciaire est en cours, elle doit être connue et respectueuse des droits fondamentaux de toutes les parties », martèle Me Mbuya.

Esaïe vumi objectif DK TV

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