Kinshasa : Lancement officiel de l’opération d’identification des tombes au cimetière Maman Marie pour les travaux des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest

Les autorités urbaines de Kinshasa ont annoncé, ce mardi 19 août 2025, le lancement d’une vaste opération d’identification des tombes au cimetière Maman Marie, situé à N’djili Brasserie, dans la commune de la N’sele.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du projet de construction des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest, l’un des plus grands chantiers routiers de la capitale congolaise.

Cette décision, bien que sensible, répond à une nécessité : délocaliser les sépultures installées sur le tracé des futures infrastructures, afin de permettre l’avancement des travaux sans compromettre la dignité des défunts et le respect des familles.

Un projet d’infrastructure stratégique pour Kinshasa

Kinshasa, métropole de plus de 15 millions d’habitants, fait face à un défi majeur : la saturation de son réseau routier. Chaque jour, des embouteillages paralysent la capitale, notamment sur les axes reliant les communes périphériques au centre-ville.
Pour y remédier, le gouvernement provincial, en partenariat avec l’État central, a lancé le projet des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest.

Ces nouvelles voies rapides auront plusieurs objectifs :

Désengorger les grandes artères de la ville, souvent saturées aux heures de pointe ;

Relier plus facilement les communes périphériques entre elles et avec le centre-ville ;

Faciliter le transport des marchandises et dynamiser l’économie locale ;

Réduire les temps de trajet et améliorer la mobilité des habitants.

Cependant, une partie du tracé de la Rocade Sud-Est traverse les abords du cimetière Maman Marie, ce qui rend inévitable le déplacement d’une partie des tombes.

Le projet des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest est l’un des plus ambitieux programmes d’infrastructures routières lancés à Kinshasa. Il vise à transformer durablement la mobilité dans la capitale, à fluidifier la circulation et à désengorger les grands axes souvent saturés.

Objectifs principaux :

Relier efficacement les communes périphériques entre elles et au centre-ville ;

Réduire les embouteillages chroniques qui paralysent la ville ;

Faciliter le transport des marchandises et soutenir la croissance économique locale ;

Améliorer la qualité de vie des habitants grâce à des temps de trajet réduits.

Caractéristiques clés :

Longueur totale prévue : environ XX kilomètres (données précises à confirmer)

Budget estimé : XXX millions USD (en attente des chiffres officiels)

Durée des travaux : prévue sur XX mois/années selon le calendrier du gouvernement provincial ;

Partenariat institutionnel : Gouvernement provincial de Kinshasa, État central et partenaires techniques.

Une fois achevé, ce projet devrait changer en profondeur le visage de Kinshasa et moderniser son réseau routier, en répondant à l’un des défis majeurs de la capitale : la mobilité urbaine.

Cadre légal et réglementaire

Le déplacement des sépultures est une opération strictement encadrée par la législation congolaise en matière de gestion des cimetières et des inhumations. Selon les textes en vigueur, toute exhumation doit être autorisée par les autorités compétentes et réalisée dans le respect des normes sanitaires, culturelles et religieuses.

Les familles concernées doivent donner leur accord écrit avant toute intervention, sur présentation des documents justificatifs tels que l’acte d’inhumation ou le reçu de paiement de la concession. Les autorités locales ont précisé que des agents de la mairie, des services sanitaires et des représentants religieux superviseront chaque étape afin de garantir la dignité des défunts et la protection des droits des familles.

Une opération délicate : entre modernisation et mémoire collective

Le cimetière Maman Marie est l’un des plus anciens et des plus fréquentés de la commune de la N’sele. Pour de nombreuses familles, il représente un lieu de mémoire, de recueillement et de respect des traditions.
Conscientes de la sensibilité du sujet, les autorités ont annoncé que toutes les opérations seront menées dans la transparence et le respect total des croyances, coutumes et pratiques religieuses.

« Nous savons que déplacer une tombe est une question extrêmement délicate. C’est pourquoi nous travaillons main dans la main avec les familles pour que chaque étape se fasse avec dignité et humanité », a déclaré Jean-Claude Mavungu, membre de la commission technique chargée du projet.

Comment se déroule l’opération d’identification

Lancée le 19 août 2025, l’opération d’identification suit un processus bien défini :

  1. Recensement des tombes concernées
    Les équipes techniques ont déjà commencé à cartographier les zones impactées par les travaux. Les tombes situées dans le périmètre défini seront marquées pour faciliter le repérage.
  2. Appel à la population
    Les familles des défunts sont invitées à se présenter auprès de la commission avec les documents nécessaires pour identifier les sépultures :

Pièce d’identité du demandeur

Acte d’inhumation ou reçu de paiement

Toute information utile permettant de localiser la tombe.

  1. Rencontres avec les familles
    Des séances d’information et de dialogue sont prévues dans les prochains jours pour expliquer la démarche et répondre aux inquiétudes des familles.
  2. Délocalisation respectueuse des sépultures
    Après identification et accord des familles, les corps seront exhumés avec des précautions sanitaires et religieuses, puis réinhumés dans des zones prévues à cet effet.

Les numéros de la commission : un contact direct avec les familles

Pour faciliter la communication, la commission a mis en place plusieurs numéros accessibles :

📞 +243 998 897 434
📞 +243 83 56 13 287
📞 +243 81 06 93 075
📞 +243 85 07 58 583

Les familles sont encouragées à appeler dès maintenant afin de s’informer sur la situation de leurs proches et d’éviter tout malentendu.

Les autorités appellent à la responsabilité collective

Les autorités rappellent que cette opération n’est pas un simple projet technique, mais une démarche qui touche profondément la mémoire collective et les valeurs culturelles.
Elles insistent sur l’importance d’une collaboration active des familles pour éviter des situations conflictuelles.

« Nous comprenons la douleur que peut susciter cette annonce. Mais il s’agit d’un projet d’intérêt général qui bénéficiera à toute la population de Kinshasa. Nous veillerons à ce que la dignité des défunts soit intégralement respectée », a souligné Marie-Louise Kanyinda, porte-parole du gouvernement provincial.

Réactions de la population : entre inquiétude et compréhension

Dans les quartiers proches du cimetière, les avis sont partagés.
Certains habitants expriment leur inquiétude face à l’idée de voir les tombes déplacées, craignant un manque de respect pour leurs proches disparus.
D’autres, en revanche, comprennent la nécessité de moderniser la ville et espèrent que le processus sera bien encadré.

« Mon père est enterré à Maman Marie depuis 15 ans. Ça me fait mal de penser qu’on va déplacer sa tombe, mais si c’est pour le développement de Kinshasa, j’espère qu’ils feront ça avec dignité », confie Patrick Musasa, habitant de la N’sele.

Ce qu’il faut retenir

Date de l’annonce : 19 août 2025

Lieu concerné : Cimetière Maman Marie, N’djili Brasserie, commune de la N’sele

Projet : Construction des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest

Objectif : Délocaliser les tombes impactées par les travaux

Procédure : Identification → Dialogue → Exhumation → Réinhumation

Contact : +243 998 897 434 / +243 83 56 13 287 / +243 81 06 93 075 / +243 85 07 58 583

L’opération d’identification des tombes au cimetière Maman Marie marque une étape décisive dans l’avancement du chantier des Rocades Sud-Est et Sud-Ouest.
Entre modernisation de Kinshasa et respect des traditions, les autorités veulent instaurer un dialogue permanent avec les familles afin que ce processus se déroule dans la sérénité.

Pour éviter les incompréhensions, les familles sont appelées à se rapprocher rapidement de la commission et à fournir toutes les informations nécessaires.
Le gouvernement provincial promet un suivi transparent et un traitement digne de chaque sépulture, dans le respect des valeurs humaines, culturelles et religieuses.

Esaïe vumi objectif DK

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