RDC – Kisangani en pleine transformation : le ministre John Banza Lunda inspecte les grands chantiers d’infrastructures

La ville de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, entre dans une nouvelle ère. Ce mercredi, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a effectué une tournée d’inspection d’envergure pour évaluer l’état d’avancement des travaux routiers, portuaires et urbains. Cette visite s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de modernisation des infrastructures initiée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Accompagné d’une délégation composée de techniciens, d’ingénieurs, de responsables provinciaux et d’entrepreneurs, le ministre a inspecté plusieurs sites stratégiques en travaux. Son objectif : vérifier la qualité des ouvrages, s’assurer du respect des délais et garantir la bonne utilisation des fonds publics.

Kisangani, un carrefour stratégique longtemps négligé

Située au cœur de la République Démocratique du Congo, Kisangani est un pôle économique et logistique essentiel. Sa position sur les rives du fleuve Congo en fait un carrefour majeur entre l’est et l’ouest du pays, reliant la Tshopo aux provinces voisines : le Bas-Uele, le Haut-Uele et l’Ituri.

Cependant, malgré son importance stratégique, Kisangani a souffert pendant des décennies d’un sous-investissement chronique. Routes dégradées, ports vétustes, réseaux de drainage insuffisants : la ville faisait face à de nombreux défis qui freinaient son développement.

Aujourd’hui, la situation change grâce à des investissements publics massifs et à l’implication d’organismes tels que le BCECO, l’Office des voiries et drainage (OVD), l’Office des routes (OR) et plusieurs entreprises de construction privées.

Sept chantiers majeurs au centre de la tournée ministérielle

Durant sa mission, le ministre John Banza Lunda a visité sept sites stratégiques représentant les projets d’infrastructures les plus importants pour Kisangani :

  1. Ports de piétons, Kisangani 3 et Simisi

Au Centre des matériels flottants de l’Office des routes, le ministre a inspecté les ports de piétons, Kisangani 3 et Simisi. Ces infrastructures sont vitales pour le transport fluvial, qui demeure le principal moyen d’échanges commerciaux entre la Tshopo, le Bas-Uele et le Haut-Uele.

“Le fleuve Congo est une artère vitale. Réhabiliter ces ports, c’est redonner vie à notre économie régionale,” a déclaré John Banza Lunda.

  1. Axe Kitima : un projet stratégique

Sur l’axe Kitima, les travaux, confiés à Safrimex, sont supervisés par le BCECO, l’OVD et Sogec. Cet axe relie plusieurs quartiers résidentiels aux zones économiques de Kisangani et constitue un maillon essentiel pour la mobilité urbaine.

Le ministre a salué la qualité des travaux mais a exhorté les ingénieurs à accélérer le rythme pour respecter le calendrier fixé.

  1. Avenue du 4 Janvier : 20 km de modernisation

L’avenue du 4 Janvier, qui relie le Rond-point ACKIS au boulevard Lumumba, bénéficie d’un chantier ambitieux mené par Mont Gabaon Construction. Au total, 20 kilomètres de chaussée seront modernisés, avec des voies élargies, un meilleur drainage et une signalisation renforcée.

“Cette avenue est une artère économique. Sa modernisation va faciliter le transport des marchandises et dynamiser le commerce local,” a précisé le ministre.

  1. Boulevard Lumumba : désengorger la circulation

Le boulevard Lumumba fait partie des projets prioritaires. Deux segments sont en cours de réhabilitation :

Entre le gouvernorat et le Rond-point Mayele

Du Rond-point Stade jusqu’à la section où la couche de roulement est en préparation

Ces travaux visent à fluidifier la circulation et à réduire les embouteillages, un problème récurrent pour les habitants de Kisangani.

  1. Boulevard de l’Espagne : 4 km de voirie moderne

Le boulevard de l’Espagne, en plein chantier, bénéficie d’une réhabilitation complète menée par Safrimex. Long de 4 kilomètres, il sera doté de trottoirs modernes, d’une berne centrale paysagée et d’un système de drainage performant.

  1. Avenue Kasanda et Huitième Sao : désenclaver les quartiers

Les travaux sur l’avenue Kasanda (436 m) et l’avenue Huitième Sao (800 m), confiés à Mont Gabaon Construction, visent à désenclaver plusieurs quartiers résidentiels et à améliorer l’accès aux zones économiques.

  1. Centre d’enrobés de l’Office des routes : relancer la production locale

Au centre d’enrobés de l’Office des routes, le ministre a constaté l’arrêt d’une machine acquise dans les années 2010. Il a exigé sa remise en service rapide afin d’accroître la capacité de production locale.

“Nous devons réduire notre dépendance vis-à-vis des importations et produire plus localement. C’est une priorité nationale,” a-t-il insisté.

Des avancées majeures, mais des défis persistants

En clôturant sa tournée, John Banza Lunda a salué “la transformation inédite de Kisangani grâce à la volonté du Président de la République et aux fonds du Trésor public”, tout en rappelant que des défis importants restent à relever :

Préserver la qualité des ouvrages pour éviter les dégradations précoces

Renforcer la supervision des chantiers afin de garantir la conformité technique

Accélérer la modernisation du stade Lumumba, un projet symbolique pour la ville

Perspectives et attentes pour Kisangani

La réussite de ces chantiers pourrait marquer un tournant économique pour Kisangani. Une meilleure mobilité urbaine favoriserait le commerce interprovincial, attirerait de nouveaux investissements et améliorerait la qualité de vie des habitants.

Le ministre a appelé les autorités locales, les entreprises et la population à protéger les nouvelles infrastructures et à s’impliquer activement dans leur entretien.

“Ces ouvrages appartiennent au peuple congolais. Leur préservation est une responsabilité collective,” a-t-il déclaré.

Cette tournée d’inspection illustre la détermination du gouvernement à faire de Kisangani une ville moderne et attractive. Les chantiers en cours sont une réponse aux attentes des populations et témoignent de la volonté des autorités de replacer la ville au centre du développement national.

Kisangani change de visage. Pour ses habitants, l’espoir renaît : celui d’une ville mieux connectée, plus dynamique et tournée vers l’avenir.

La visite du ministre John Banza Lunda à Kisangani s’inscrit dans le cadre du Programme national de développement des infrastructures (PNDI), lancé par le gouvernement du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Ce programme stratégique vise à désenclaver les provinces, renforcer la connectivité entre les grandes villes et stimuler la croissance économique nationale.

Le PNDI ambitionne de :

Réhabiliter plus de 35 000 km de routes d’ici 2030

Moderniser les ports fluviaux et lacustres pour relancer le transport intérieur

Développer des axes routiers stratégiques facilitant les échanges commerciaux

Créer des milliers d’emplois directs et indirects dans le secteur des travaux publics

Selon le ministère des Infrastructures, plus de 1,2 milliard de dollars ont été mobilisés depuis 2022 pour financer des projets prioritaires à travers le pays, dont ceux de Kisangani, considérée comme un pôle logistique stratégique reliant l’est et l’ouest de la RDC.

Le gouvernement entend ainsi renforcer l’intégration nationale, réduire les inégalités territoriales et positionner la RDC comme un hub économique régional en Afrique centrale.

La tournée du ministre John Banza Lunda a suscité de nombreuses réactions parmi les habitants, qui voient dans ces chantiers un espoir de renouveau pour leur ville.

“Nous attendions ces travaux depuis des années. Avant, il fallait parfois plus d’une heure pour atteindre le marché central à cause des nids-de-poule. Avec cette nouvelle route, nos déplacements seront beaucoup plus rapides et moins coûteux,” témoigne Marie Mbula, commerçante au Rond-point ACKIS.

Pour les chauffeurs de taxi, ces projets représentent une véritable bouffée d’oxygène :

“Nos véhicules s’abîmaient vite à cause de l’état des routes. La réhabilitation des boulevards va nous permettre de travailler dans de meilleures conditions et de transporter plus de clients,” explique Jean-Paul Lokondo, chauffeur de taxi.

Les étudiants ne cachent pas non plus leur satisfaction :

“L’accès à l’université était difficile pendant la saison des pluies. Maintenant, avec ces nouvelles voiries, nous pourrons arriver à l’heure et éviter les embouteillages,” se réjouit Patrick Balume, étudiant en économie.

Ces témoignages illustrent la forte attente de la population face à la modernisation de Kisangani et confirment l’importance de préserver la qualité des infrastructures pour améliorer durablement le quotidien des habitants.

Située à environ 1 230 kilomètres au nord-est de Kinshasa, Kisangani est la troisième plus grande ville de la République Démocratique du Congo après Kinshasa et Lubumbashi, avec une population estimée à 1,3 million d’habitants. Anciennement appelée Stanleyville durant la période coloniale, la ville est aujourd’hui le chef-lieu de la province de la Tshopo et un centre névralgique pour les échanges commerciaux et logistiques dans le nord-est du pays.

Bordée par le fleuve Congo, Kisangani dispose d’un port fluvial stratégique qui la relie à plusieurs provinces, notamment le Bas-Uele, le Haut-Uele, l’Ituri et même les pays voisins comme la République Centrafricaine. Son rôle de carrefour économique est renforcé par sa position géographique, faisant d’elle un point de passage incontournable pour les marchandises en provenance de l’est et du centre de la RDC.

La ville est également réputée pour son potentiel agricole et ses ressources naturelles abondantes, notamment le bois, le café et les produits de pêche. Toutefois, son développement a longtemps été freiné par un manque d’investissements publics, la dégradation des routes, la vétusté des infrastructures et des crises sécuritaires récurrentes.

Aujourd’hui, grâce aux projets de modernisation initiés par le gouvernement central, Kisangani aspire à retrouver son statut historique de pôle économique majeur. Les travaux en cours visent à désenclaver la ville, fluidifier la circulation urbaine, améliorer les conditions de vie des habitants et attirer de nouveaux investissements pour relancer son économie.

Voici une conclusion complète et percutante que tu peux ajouter à ton article :

La tournée d’inspection du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, marque une étape décisive dans la transformation de Kisangani et de la province de la Tshopo. Les nombreux chantiers en cours — routes, voiries, ports et équipements publics — témoignent de la volonté du gouvernement et du Président Félix-Antoine Tshisekedi de placer les infrastructures au cœur du développement national.

Au-delà des chiffres et des réalisations techniques, ces travaux représentent un nouvel espoir pour les habitants : celui d’une ville mieux connectée, plus dynamique et plus attractive. La réhabilitation des axes routiers, la modernisation des ports fluviaux et la mise en place d’infrastructures modernes devraient permettre de stimuler l’économie locale, d’améliorer la mobilité urbaine et d’attirer de nouveaux investissements.

Cependant, le succès de ce vaste programme dépendra aussi de la responsabilité collective. Le ministre a rappelé l’importance de préserver la qualité des ouvrages, de lutter contre les occupations illégales et de protéger les investissements publics. La population, les autorités locales et les entreprises ont un rôle à jouer pour garantir la pérennité des infrastructures.

Si le rythme actuel des travaux se maintient, Kisangani pourrait, d’ici 2027, devenir un véritable hub logistique et économique pour tout le nord-est de la RDC, retrouvant ainsi son rôle historique de carrefour commercial.

Cette tournée n’est donc pas seulement une visite technique : elle symbolise un engagement fort pour redonner à Kisangani son rayonnement d’antan et placer la ville sur la voie de la modernité et du développement durable.

Esaïe vumi objectif DK TV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *