CEEAC : Félix Tshisekedi plaide pour la paix en RDC lors de la nomination d’Ézéchiel Nibigira à la présidence de la Commission

Réunis pour un sommet extraordinaire, les Chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont désigné Ézéchiel Nibigira comme président de la Commission pour un mandat de cinq ans. Présent à Sipopo, le président Félix Tshisekedi a saisi l’occasion pour appeler ses homologues à renforcer la coopération sécuritaire afin de restaurer la paix dans l’Est de la RDC, au cœur des priorités régionales.

Un sommet sous haute tension diplomatique

Le Centre international des conférences de Sipopo, situé sur l’île de Bioko, a vibré ce dimanche 7 septembre 2025 au rythme d’intenses négociations. Autour de la table : onze pays, une même ambition, mais des défis considérables.

Parmi les participants figuraient :

Félix Tshisekedi (RDC),

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), président en exercice de la CEEAC,

Évariste Ndayishimiye (Burundi),

Faustin-Archange Touadéra (RCA),

Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon).

Les autres États membres — Angola, Cameroun, Congo-Brazzaville, Sao Tomé-et-Principe et Tchad — étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

L’ordre du jour était double : désigner un nouveau président de la Commission et définir une feuille de route commune pour renforcer la stabilité et l’intégration économique en Afrique centrale.

« La CEEAC doit être plus qu’une institution ; elle doit devenir une force d’action capable de répondre aux attentes des populations », a martelé Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, hôte du sommet.

Ézéchiel Nibigira, le diplomate burundais qui prend les rênes

Après plusieurs semaines de consultations, le choix s’est porté sur Ézéchiel Nibigira, diplomate chevronné et ancien ministre des Affaires étrangères du Burundi.

À 51 ans, Nibigira cumule une longue expérience :

Ministre des Affaires étrangères (2018-2020),

Ministre de la Communauté est-africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (2020-2023),

Ambassadeur au Kenya.

Son profil a séduit les Chefs d’État, qui ont entériné sa nomination à l’unanimité.

« Je mesure l’ampleur de la responsabilité qui m’incombe », a déclaré Ézéchiel Nibigira lors de son discours d’investiture.
« Je travaillerai main dans la main avec chacun des États membres pour bâtir une CEEAC plus forte, plus unie et plus influente. »

La RDC, au cœur des priorités sécuritaires

Derrière les portes closes du Centre international des conférences de Sipopo, l’atmosphère était électrique ce dimanche 7 septembre 2025. Si le programme officiel annonçait un sommet axé sur l’intégration régionale et le renouvellement de la Commission de la CEEAC, les discussions en coulisses ont révélé des tensions profondes et des alliances stratégiques.

Dès l’ouverture de la session à huis clos, Félix Tshisekedi a pris la parole pour placer la question sécuritaire en tête des priorités. Devant ses pairs, il a insisté sur l’urgence d’une action collective pour restaurer la paix dans l’Est de la RDC, théâtre d’une instabilité persistante.

« Sans stabilité dans l’Est de la RDC, il ne peut y avoir de véritable intégration régionale », a-t-il déclaré avec fermeté, selon un membre de la délégation congolaise.

Cette position a reçu le soutien immédiat du président Faustin-Archange Touadéra de la RCA et de Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, tous deux confrontés à des défis sécuritaires similaires dans leurs pays. Toutefois, des divergences sont apparues sur la stratégie à adopter. Certains dirigeants, comme Paul Biya du Cameroun, ont plaidé pour une approche diplomatique progressive, tandis que d’autres, dont la RDC et la RCA, ont réclamé une réponse militaire concertée.

Selon des sources proches du sommet, les discussions se sont poursuivies jusque tard dans la nuit. Les délégations ont échangé des documents confidentiels sur la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui prévoit un renforcement de la coopération régionale pour stabiliser les zones de conflit.

La nomination d’Ézéchiel Nibigira à la tête de la Commission de la CEEAC a également été au cœur des tractations. Si sa candidature burundaise avait été largement acceptée en amont, Kinshasa a obtenu en contrepartie la création d’un comité spécial de suivi sur la situation sécuritaire à l’Est, placé sous la supervision directe du nouveau président de la Commission.

« Nous avons besoin de résultats concrets. Nos populations attendent des actions visibles », a martelé Tshisekedi, selon des propos rapportés par un diplomate congolais.

Ces échanges tendus mais constructifs ont finalement débouché sur un consensus historique : la CEEAC s’engage à prioriser la sécurité régionale tout en renforçant son intégration économiques .

Au-delà de la nomination, une autre question a dominé les débats : la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Depuis plusieurs années, les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu sont secouées par les violences de groupes armés. Le président Félix Tshisekedi a profité de la tribune de Sipopo pour tirer la sonnette d’alarme.

« La stabilité de notre région passe par la paix dans l’Est de la RDC. Nous avons besoin d’une coopération régionale plus ferme et plus cohérente pour neutraliser les groupes rebelles », a déclaré Félix Tshisekedi, sous les applaudissements de ses pairs.

Les Chefs d’État ont convenu de renforcer la coordination militaire et d’accélérer la mise en œuvre de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en juin dernier, qui soutient les efforts de pacification dans la région.

Les défis qui attendent Nibigira

Le mandat d’Ézéchiel Nibigira s’annonce complexe. Plusieurs priorités ont été définies dans la feuille de route adoptée à Sipopo :

  1. Stabiliser les zones de conflit

La Commission devra piloter une stratégie sécuritaire régionale, incluant des forces conjointes pour intervenir rapidement dans les zones de crise, notamment en RDC, en RCA et dans le bassin du lac Tchad.

  1. Accélérer l’intégration économique

La CEEAC ambitionne de créer un grand marché commun. Pour cela, Nibigira devra démanteler les barrières douanières, stimuler les investissements transfrontaliers et améliorer les infrastructures routières et ferroviaires.

  1. Renforcer la diplomatie régionale

L’Afrique centrale souffre d’un déficit de visibilité au sein de l’Union africaine et des instances internationales. Nibigira devra positionner la CEEAC comme un acteur incontournable sur la scène continentale.

  1. Moderniser la gouvernance interne

La réforme des institutions de la CEEAC est urgente. La Commission devra accroître sa transparence budgétaire et améliorer l’efficacité de ses mécanismes décisionnels.

Ézéchiel Nibigira : le stratège burundais qui prend les rênes de la CEEAC

Dans les salons feutrés du Centre international de conférences de Sipopo, ce dimanche 7 septembre 2025, un homme au regard calme mais déterminé a attiré tous les regards : Ézéchiel Nibigira. À 51 ans, cet ambassadeur burundais vient d’être propulsé à la tête de la Commission de la CEEAC pour un mandat de cinq ans, une responsabilité lourde qui marque un tournant pour l’avenir de l’Afrique centrale.

Originaire de Ngozi, au nord du Burundi, Nibigira a grandi dans une famille modeste où il a appris très tôt la valeur de la discipline et du travail bien fait. Diplômé en sciences politiques, il se forge rapidement une réputation d’homme de consensus, capable de négocier dans les situations les plus tendues.

Son ascension politique débute au sein du parti CNDD-FDD, où il devient président de la Ligue des jeunes. En 2018, il est nommé ministre des Affaires étrangères, un poste stratégique qu’il occupe avec rigueur pendant deux ans. Il poursuit ensuite sa carrière comme ministre des Affaires de la Communauté est-africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture (2020 – 2023), avant de représenter son pays en tant qu’ambassadeur au Kenya.

« C’est un homme discret, mais redoutablement efficace », confie un diplomate burundais proche du dossier. « Il connaît parfaitement les équilibres régionaux et sait manier le dialogue autant que la fermeté. »

Un négociateur hors pair

À Sipopo, les délégations ont salué son sens du compromis et sa capacité à rassembler autour de lui des dirigeants aux visions parfois opposées. Dans une région marquée par les crises sécuritaires et les rivalités politiques, le nouveau président de la Commission apparaît comme un médiateur naturel.

« Je mesure l’ampleur des responsabilités qui m’incombent », a déclaré Ézéchiel Nibigira dans son discours d’investiture. « Ma mission sera d’œuvrer pour une Afrique centrale plus unie, plus forte et plus prospère. »

Son entourage décrit un homme travailleur acharné, qui prépare minutieusement chaque dossier et consulte largement avant de trancher. Sa méthode : écouter, analyser, agir.

Les ambitions et défis de son mandat

Le défi le plus urgent auquel Nibigira doit faire face concerne la sécurité régionale, notamment en République démocratique du Congo, où l’Est du pays reste en proie aux violences armées. Sa feuille de route prévoit la création d’un comité de suivi sécuritaire pour coordonner les forces régionales et soutenir les initiatives de paix.

Parallèlement, il veut accélérer l’intégration économique entre les onze États membres de la CEEAC, encore freinée par des barrières douanières, un déficit d’infrastructures et une faiblesse des investissements. Des projets de corridors commerciaux et de zones économiques transfrontalières sont déjà à l’étude.

Enfin, Nibigira souhaite donner à la CEEAC une nouvelle visibilité internationale. Il entend renforcer les partenariats avec l’Union africaine, les Nations unies et les grandes puissances économiques, tout en consolidant la diplomatie régionale.

Un homme entre tradition et modernité

S’il revendique une vision progressiste pour l’Afrique centrale, Ézéchiel Nibigira reste attaché aux valeurs traditionnelles de dialogue et de solidarité propres à la culture burundaise. Ses proches soulignent son humilité, mais aussi son ambition silencieuse : laisser son empreinte en transformant la CEEAC en une organisation plus efficace, plus crédible et plus proche des citoyens.

Pour beaucoup d’observateurs, son élection symbolise l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants africains : plus pragmatiques, plus connectés et plus conscients des attentes des populations.

Réactions régionales et internationales

La désignation de Nibigira a suscité de nombreuses réactions.

Le président burundais Évariste Ndayishimiye a salué « une victoire pour l’Afrique centrale » et a promis un soutien total au nouveau président de la Commission.

Du côté des Nations unies, António Guterres a félicité Nibigira et s’est engagé à « renforcer la coopération avec la CEEAC pour restaurer la stabilité dans les zones de conflit ».

Une opportunité pour la RDC

Pour Kinshasa, cette nomination représente une occasion stratégique. La RDC, plus vaste pays membre, est désormais au centre des enjeux sécuritaires et économiques de la région.

« Ce mandat doit marquer un tournant. La CEEAC doit passer des discours aux actions », a insisté Félix Tshisekedi, appelant ses homologues à l’unité et la solidarité.

Le 7 septembre 2025 restera une date clé dans l’histoire de la CEEAC. La nomination d’Ézéchiel Nibigira ouvre une nouvelle ère de coopération régionale, mais les défis sont immenses : sécurité, intégration économique, diplomatie et gouvernance.

Pour la RDC et pour Félix Tshisekedi, c’est l’occasion d’asseoir une influence stratégique dans une Afrique centrale en pleine mutation. Si les engagements pris à Sipopo se concrétisent, la CEEAC pourrait devenir, dans les cinq prochaines années, un acteur majeur de la stabilité et du développement régional.

Félix Tshisekedi : la voix forte de Kinshasa à Sipopo

Dans les couloirs feutrés du Centre international de conférences de Sipopo, ce 7 septembre 2025, l’une des voix les plus écoutées fut sans aucun doute celle du président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dès son arrivée, la délégation congolaise a affiché une position claire : la CEEAC doit être plus proactive face aux crises régionales, notamment la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Accompagné d’une équipe de diplomates chevronnés, Tshisekedi s’est imposé comme l’un des poids lourds politiques du sommet. Les discussions ont souvent convergé vers Kinshasa, tant le rôle de la RDC est central pour la stabilité de l’Afrique centrale. Avec ses 2,3 millions de km², ses près de 100 millions d’habitants et ses ressources stratégiques, le pays représente à lui seul plus d’un tiers du potentiel économique et démographique de la sous-région.

« L’avenir de l’Afrique centrale passe par une CEEAC forte, unie et capable de protéger ses populations », a martelé Félix Tshisekedi dans son intervention.

La RDC, un pilier incontournable de la CEEAC

Au-delà de sa taille et de ses richesses, la RDC joue un rôle diplomatique central dans les équilibres de la CEEAC. Tshisekedi l’a rappelé avec force : la crise sécuritaire dans l’Est congolais, marquée par la persistance des groupes armés et l’instabilité transfrontalière, ne concerne pas seulement Kinshasa mais l’ensemble de la sous-région.

Lors des échanges, le président congolais a plaidé pour une coopération sécuritaire renforcée entre les États membres, appelant à une action collective pour restaurer la paix :

« La stabilité de l’Est de la RDC n’est pas seulement un impératif pour mon pays, mais pour toute l’Afrique centrale. Sans paix, il n’y aura ni intégration économique, ni prospérité durable », a-t-il insisté.

Ses propos ont reçu un large écho, plusieurs chefs d’État saluant le leadership régional de Kinshasa.

Une diplomatie offensive et assumée

Depuis le début de son mandat, Félix Tshisekedi s’est imposé comme un acteur diplomatique actif en Afrique centrale et au-delà. Sa participation à ce septième sommet extraordinaire de la CEEAC s’inscrit dans une stratégie plus large visant à renforcer l’influence de la RDC sur la scène régionale.

À Sipopo, les conseillers présidentiels ont multiplié les rencontres bilatérales :

Avec Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), hôte du sommet ;

Avec Évariste Ndayishimiye (Burundi), pour discuter du soutien à Ézéchiel Nibigira ;

Avec Faustin-Archange Touadéra (RCA) et Brice Clotaire Oligui Nguema (Gabon), pour harmoniser les positions sécuritaires.

Ces apartés diplomatiques ont permis à Kinshasa d’obtenir des garanties sur le renforcement de la coopération militaire régionale, notamment pour soutenir les efforts de stabilisation dans les zones de conflit.

Une position renforcée sur l’intégration économique

Au-delà des enjeux sécuritaires, Félix Tshisekedi a défendu une vision claire de l’intégration économique. Pour lui, la CEEAC doit devenir un levier de croissance et non une simple organisation consultative.
Il a proposé :

La mise en place de corridors commerciaux transfrontaliers ;

La modernisation des infrastructures routières, ferroviaires et portuaires ;

L’accélération de la libre circulation des biens, des services et des personnes.

« L’Afrique centrale ne peut pas rester le ventre mou du continent. Nous devons transformer nos richesses naturelles en richesses partagées », a déclaré Tshisekedi dans un passage applaudi par les délégations présentes.

Le leadership congolais reconnu

La position ferme et structurée de Félix Tshisekedi a renforcé le statut de la RDC comme acteur incontournable de la CEEAC. Plusieurs observateurs ont noté que la voix de Kinshasa a pesé lourd dans les discussions, notamment dans la validation du choix d’Ézéchiel Nibigira à la présidence de la Commission.

Dans les coulisses, des diplomates ont confié que l’appui de Tshisekedi a été déterminant pour garantir l’unanimité autour de la candidature burundaise, symbole de solidarité sous-régionale.

Conclusion : la RDC en première ligne

Le sommet de Sipopo aura confirmé une évidence : rien ne peut se décider pour l’avenir de la CEEAC sans la RDC.
En défendant les intérêts sécuritaires et économiques de son pays, tout en œuvrant pour la cohésion régionale, Félix Tshisekedi s’est positionné comme l’un des piliers du leadership africain.

L’élection d’Ézéchiel Nibigira, soutenue par Kinshasa, ouvre une nouvelle page pour la CEEAC. Mais les attentes sont immenses, et la RDC devra jouer un rôle moteur pour transformer les ambitions en actions concrètes.

Esaïe vumi objectif DK TV

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