
Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, a exprimé sa condamnation la plus ferme face aux attaques récentes perpétrées par les Forces démocratiques alliées (ADF) dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, qui ont coûté la vie à au moins 89 civils, dont 20 femmes et un nombre encore indéterminé d’enfants, selon un communiqué officiel.
Le bilan humain de ces attaques est terrifiant. Selon le communiqué officiel de l’ONU, au moins 89 civils ont été tués, dont 20 femmes et un nombre encore indéterminé d’enfants. Parmi eux, 17 personnes ont perdu la vie dans le centre de santé de Byambwe, où les assaillants ont incendié plusieurs pavillons, privant ainsi les patients de soins vitaux.
Les habitants de Lubero témoignent d’un climat de terreur constante. Un père de famille, déplacé vers un village voisin avec ses enfants, raconte :
« Nous avons couru toute la nuit pour sauver nos enfants. Quand nous sommes revenus, nos maisons étaient détruites et nos voisins tués. Nous ne savons pas où trouver refuge maintenant. »
Une infirmière travaillant dans l’un des centres attaqués ajoute :
« Nous avons vu des blessés arriver en état critique, et nous manquions de tout : médicaments, eau, matériel médical. Certains sont morts faute de soins. »
Ces récits illustrent non seulement la perte humaine mais aussi le traumatisme psychologique infligé aux populations locales. Les familles survivantes se retrouvent déplacées, vulnérables et privées de leurs moyens de subsistance, tandis que la peur de nouvelles attaques persiste dans chaque village touché.
Le territoire de Lubero, dans la province du Nord-Kivu, est de nouveau frappé par la violence alors que les Forces démocratiques alliées (ADF) ont perpétré des attaques meurtrières ayant coûté la vie à au moins 89 civils, dont des femmes et des enfants. Cette tragédie s’inscrit dans un contexte d’insécurité chronique qui affecte depuis plusieurs années l’Est de la République démocratique du Congo. Les violences armées, les attaques contre les civils, et les déplacements massifs de populations sont devenus des réalités quotidiennes pour des milliers de Congolais.
Les ADF, initialement originaires d’Ouganda, sont actifs dans la région depuis plus de deux décennies et se sont progressivement affiliés à l’État islamique, renforçant leur capacité à semer la terreur. Depuis 2024, les rapports des Nations Unies estiment que plus de 650 civils ont été tués dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri à cause de ces groupes armés, soulignant l’urgence de mesures de protection renforcées pour les populations locales. Cette nouvelle attaque démontre une fois encore la vulnérabilité des communautés rurales, souvent isolées et difficiles à sécuriser.
Selon le communiqué diffusé par le porte-parole du Secrétaire général, Stéphane Dujarric, les attaques se sont déroulées entre le 13 et le 19 novembre 2025 dans plusieurs localités de Lubero, provoquant un véritable traumatisme au sein des communautés locales. Les assaillants ont ciblé des villages, des centres de santé, des écoles et des habitations, provoquant une panique généralisée et un déplacement massif de populations.
Dans le centre de santé de Byambwe, quatre pavillons ont été incendiés, tuant 17 patients qui y étaient hospitalisés, selon les observations de la MONUSCO, la mission de l’ONU en RDC. Les assaillants ont également pillés des médicaments et des biens de première nécessité, aggravant encore la crise humanitaire dans cette région déjà fragile.
Les attaques menées par les ADF dans le territoire de Lubero ont été planifiées et coordonnées, touchant plusieurs localités sur une période de six jours, entre le 13 et le 19 novembre 2025. Les villages de Byambwe, Kasinga, et Mbau ont été particulièrement ciblés, selon les informations recueillies par la MONUSCO et les autorités locales.
Les assaillants ont utilisé des armes légères, des machettes et des cocktails Molotov pour semer la terreur et incendier les habitations et infrastructures publiques. Dans le centre de santé de Byambwe, quatre pavillons ont été incendiés, piégeant certains patients et provoquant de lourdes pertes humaines. Les écoles et magasins ont également été pillés, privant les habitants de ressources essentielles pour leur survie.
En plus des meurtres et des pillages, les ADF ont procédé à des enlèvements ciblés, emmenant plusieurs civils, dont des femmes et des jeunes filles, vers des zones forestières isolées. Ces pratiques alimentent un climat d’insécurité permanent et compliquent les efforts humanitaires, car les populations locales craignent désormais de se rendre dans les centres de santé ou les écoles.
La chronologie des événements montre que les attaques étaient simultanées dans plusieurs villages, ce qui indique une capacité logistique et organisationnelle importante pour un groupe armé non étatique. Selon la MONUSCO, ces attaques sont une escalade inquiétante de la violence des ADF, qui exploitent les zones isolées et le manque de présence sécuritaire pour frapper les civils sans résistance immédiate.
Au total, les attaques ont fait 89 morts, dont 20 femmes et un nombre indéterminé d’enfants, précise le communiqué officiel de l’ONU. De nombreux blessés ont été transportés dans des centres de santé voisins, où les personnels médicaux, souvent dépassés par l’afflux de victimes, luttent pour prodiguer des soins.
La population locale témoigne d’une terreur constante. Une habitante de Lubero, parlant sous couvert d’anonymat, a déclaré :
« Nous avons couru pour sauver nos enfants et nos parents. Nous avons tout perdu… nos maisons, nos champs, et même nos proches. »
Ces témoignages soulignent l’impact direct des violences sur le tissu social et économique des communautés locales, qui vivent dans la peur et l’insécurité permanente.
Le Secrétaire général António Guterres a exprimé ses condoléances les plus profondes aux familles des victimes et à l’ensemble des communautés affectées. Dans son communiqué, il affirme :
« Les attaques contre des civils innocents sont inacceptables et constituent une violation flagrante du droit international. L’ONU se tient en solidarité avec tous ceux qui souffrent et appelle à ce que les responsables de ces actes soient traduits en justice. »
La MONUSCO a également appelé à une enquête indépendante et transparente, visant à identifier et poursuivre les auteurs de ces crimes. Les Nations Unies réaffirment que la protection des civils, des femmes et des enfants est une priorité absolue, et que toutes les mesures doivent être prises pour prévenir de nouvelles tragédies.
Les Forces démocratiques alliées (ADF) sont un groupe armé originaire d’Ouganda et actif dans l’Est de la RDC depuis plusieurs décennies. Depuis 2019, elles ont intensifié leurs attaques et se sont rapprochées de l’État islamique, devenant un acteur majeur des violences dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Le territoire de Lubero est particulièrement ciblé en raison de sa situation stratégique et de la faible présence des forces de sécurité. Depuis juin 2024, les rapports de l’ONU estiment que les ADF ont causé la mort de plus de 650 civils, sans compter les enlèvements, pillages et destructions d’infrastructures.
Les Forces démocratiques alliées (ADF) sont un groupe armé originaire d’Ouganda, actif dans l’Est de la RDC depuis plus de deux décennies. Initialement formées comme un mouvement rebelle ougandais opposé au gouvernement de Kampala, les ADF se sont progressivement implantées dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, exploitant les zones forestières isolées pour échapper aux forces de sécurité.
Depuis 2019, le groupe s’est rapproché de l’État islamique, bénéficiant d’un soutien idéologique et parfois logistique. Cette affiliation a renforcé leur capacité à mener des attaques coordonnées et meurtrières, ciblant systématiquement des villages, des centres de santé, des écoles et des marchés. Selon les rapports des Nations Unies, ces violences ont provoqué la mort de plus de 650 civils depuis juin 2024 dans la région, et ont entraîné des milliers de déplacés internes.
Le territoire de Lubero est régulièrement visé en raison de sa position stratégique et de l’absence de surveillance sécuritaire constante. Les attaques récentes s’inscrivent dans une série de massacres qui incluent notamment les villages de Beni, Oicha et Ntoyo, où des dizaines de civils ont été tués lors de cérémonies religieuses ou de veillées funèbres. Les ADF exploitent également les conflits locaux et la faiblesse des forces armées pour maintenir un climat de terreur, empêchant toute reprise normale de la vie communautaire et de l’économie locale.
Cette situation sécuritaire fragile est aggravée par le manque de coordination et de moyens des forces de sécurité locales, et par les difficultés logistiques rencontrées par la MONUSCO pour intervenir rapidement dans les zones isolées. Les populations vivent dans une peur permanente, incapables de se déplacer librement ou de reprendre leurs activités agricoles et commerciales, ce qui accentue la précarité et la vulnérabilité dans la région.
Ces attaques aggravent une crise humanitaire déjà sévère dans l’Est de la RDC. Selon les organisations humanitaires locales et internationales :
Plus de 5 000 personnes ont été déplacées vers des villages voisins, vivant dans des conditions précaires.
Les écoles et centres de santé ont été partiellement détruits, compromettant l’accès à l’éducation et aux soins.
La sécurité alimentaire est menacée, car de nombreux champs ont été abandonnés ou incendiés.
Le Secrétaire général Guterres a insisté sur le fait que la communauté internationale doit intensifier son soutien aux autorités congolaises et aux populations vulnérables, afin de garantir la sécurité, la protection et l’accès aux services essentiels.
L’attaque de Lubero n’est pas un incident isolé. Les ADF sont responsables de plusieurs massacres ces dernières années, notamment à Beni, Ntoyo et Oicha, où des dizaines de civils ont été tués. Ces violences sont souvent motivées par des raisons économiques, comme le contrôle de ressources naturelles, et par une idéologie extrémiste, renforcée par leur affiliation à l’État islamique.
Les experts soulignent que la faiblesse des forces de sécurité locales, combinée à un déploiement limité de la MONUSCO, a permis à ces groupes de prospérer et de multiplier les attaques contre les civils.
Face à cette tragédie, l’ONU appelle à :
- Renforcer la protection des civils, notamment dans les zones rurales isolées.
- Intensifier les enquêtes pour traduire en justice les responsables des massacres.
- Mobiliser une assistance humanitaire immédiate, incluant nourriture, soins de santé et hébergement pour les déplacés.
- Renforcer la coopération régionale pour neutraliser les réseaux logistiques et financiers des ADF.
Le Secrétaire général Guterres insiste également sur le rôle crucial de la communauté internationale, des gouvernements voisins et des ONG pour prévenir de nouvelles attaques et soutenir les victimes.
L’attaque des ADF dans le territoire de Lubero entre le 13 et le 19 novembre 2025, faisant au moins 89 morts, constitue une tragédie humaine majeure et un rappel brutal des défis sécuritaires dans l’Est de la RDC. La réaction de l’ONU, avec la condamnation ferme de António Guterres, l’appel à des enquêtes indépendantes et la mobilisation de la MONUSCO, montre que la communauté internationale ne peut rester passive face à ces violences.
Les populations de Lubero, traumatisées mais résilientes, ont besoin d’une protection renforcée, d’un soutien humanitaire urgent, et d’une justice équitable pour espérer un retour à la sécurité et à la normalité.
L’attaque des ADF dans le territoire de Lubero entre le 13 et le 19 novembre 2025, qui a fait au moins 89 morts, illustre une fois de plus la tragédie humanitaire et sécuritaire qui frappe l’Est de la RDC. Ces violences démontrent que les civils, particulièrement les femmes et les enfants, restent exposés à des exactions constantes, et que la région nécessite une intervention urgente et coordonnée.
La condamnation ferme du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et l’appel à des enquêtes indépendantes sont des messages clairs : l’impunité ne peut pas perdurer et la justice doit prévaloir pour protéger les victimes. Mais au-delà des déclarations, la situation exige une mobilisation internationale soutenue, un renforcement tangible de la sécurité sur le terrain et un soutien humanitaire massif pour reconstruire ce que la violence a détruit.
La résilience des populations locales, confrontées à la peur et aux pertes, constitue un témoignage courageux de détermination, mais seule une action concertée entre le gouvernement congolais, la MONUSCO, les ONG et la communauté internationale pourra permettre de rompre le cycle de la violence et restaurer un sentiment de sécurité et de dignité pour les habitants de Lubero.
Esaïe Vumi objectif DK TV