
Lors d’un atelier national consacré à la restauration de l’autorité de l’État à Uvira, le vice-Premier ministre et ministre congolais de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a déclaré que l’annonce faite sur le retrait des combattants du groupe armé M23 / AFC de la ville d’ Uvira était « trompeuse ». Selon lui, malgré cette annonce de retrait, des éléments résiduels de ces forces se trouvent toujours à Uvira en tenue civile, et restent susceptibles de commettre des attaques ciblées contre des civils vulnérables.
Shabani a souligné que ces éléments pourraient tenter de discréditer l’État congolais, par exemple en accusant faussement les Forces armées de la RDC (FARDC) ou les milices pro-gouvernementales Wazalendo de violences. Il a également mis en garde contre la persistance de groupes armés dans les zones montagneuses autour de la ville, conservant un avantage tactique, ce qui complique davantage la stabilisation sécuritaire.
Le ministre a appelé à ne pas interpréter le retrait annoncé comme une fin des hostilités, car selon ses services, la situation sur le terrain reste volatile. Il a aussi évoqué le problème de la réouverture prochaine de postes frontaliers, qui pourrait provoquer un afflux de populations alors que les forces de sécurité ne sont pas encore totalement déployées pour assurer la sécurité.
Il sied de signaler que , Uvira une ville stratégique du Sud-Kivu, a été au cœur des affrontements après sa prise par le M23 en décembre 2025. Même après le retrait proclamé, la présence d’acteurs armés et les risques d’exactions contre les civils restent des facteurs de préoccupation pour les autorités congolaises et les organisations de défense des droits humains.
Esaïe Vumi objectif DK TV