*RDC – Le cri du cœur du Cardinal Ambongo : « Chez nous, tout le monde a peur de Donald Trump. C’en est assez, cette façon de fonctionner »

Dans une prise de parole sans détour, le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa et figure influente de l’Église catholique congolaise, a exprimé son exaspération face à l’ingérence étrangère dans les affaires de la République démocratique du Congo, en particulier celle des États-Unis sous la présidence de Donald Trump.

« Chez nous, tout le monde a peur de Donald Trump… C’en est assez, cette façon de fonctionner », a-t-il lancé avec fermeté, dénonçant une atmosphère de soumission politique induite par les pressions américaines dans le cadre du processus de paix entre Kinshasa et Kigali.

Ces propos interviennent alors que le gouvernement congolais, dans un climat de tension persistante dans l’Est du pays, est engagé dans des négociations sensibles avec le régime rwandais. Ces discussions, menées en partie sous l’impulsion de Washington et personnellement suivies par Donald Trump, visent un accord censé mettre fin aux hostilités dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Mais pour le cardinal Ambongo, ce processus cache une autre réalité : une capitulation silencieuse face aux intérêts étrangers, où la voix du peuple congolais semble ignorée au profit de grandes puissances.

« Tout le monde court, tout le monde a peur de Trump. Ce n’est pas normal que des décisions aussi importantes soient dictées par la peur », a-t-il ajouté dans une autre déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux.

Ambongo ne s’en prend pas seulement aux États-Unis ou à Donald Trump. Son message est un appel général à la classe politique congolaise pour qu’elle se libère de toute forme de dépendance vis-à-vis des puissances étrangères.

« Il est temps de restaurer notre dignité nationale, de parler au nom du peuple et non au nom de ceux qui nous dictent ce que nous devons faire. »

Cette prise de position intervient dans un contexte où de nombreuses voix, au sein de la société civile, de l’opposition et même au sein de certaines institutions, critiquent la discrétion autour de l’accord de paix, ainsi que le manque de transparence sur les concessions faites au Rwanda, notamment au profit du M23.

Alors que la RDC s’apprête à accueillir plusieurs sommets diplomatiques et que les discussions se poursuivent à Doha avec les représentants rwandais et les factions rebelles, le cri du cœur du cardinal Ambongo pourrait faire écho à une partie de la population congolaise épuisée par les compromis, les massacres et les promesses internationales non tenues.

La voix du cardinal est celle d’un homme d’Église, mais elle résonne aussi comme celle d’un patriote qui refuse que l’avenir de son pays soit rédigé dans les coulisses de puissances étrangères.

L’intervention du cardinal Ambongo ne doit pas être prise à la légère. Dans un pays où l’Église catholique reste l’une des institutions les plus respectées, cette déclaration marque un tournant dans le débat public sur la souveraineté, l’indépendance politique et la responsabilité des élites congolaises face à l’histoire.

« Ce n’est pas la peur de Trump qui doit guider notre destin, mais la volonté du peuple congolais. » – Cardinal Ambongo, 7 juillet 2025, Kinshasa.

Esaïe vumi objectif DK TV

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