Nord-Kivu : une dizaine de civils tués dans une attaque des rebelles ADF à Beni

Une attaque meurtrière attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à au moins dix civils dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 juillet 2025, dans la localité de Beu-Manyama, située dans le territoire de Beni, province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo.

Selon des sources locales, les victimes ont été surprises dans leurs champs, dans des blocs agricoles de Kasoko et Katere, zones connues pour leur forte activité agroéconomique, notamment la culture du cacao, du manioc, du maïs et des haricots. Les corps sans vie ont été retrouvés le jeudi 10 juillet par de jeunes bénévoles du village, avant d’être acheminés à la morgue de l’hôpital général de référence d’Oïcha.

Les assaillants, assimilés aux ADF, seraient venus du territoire voisin d’Irumu, en Ituri, et auraient mené une double incursion les 9 et 10 juillet. Ces actes de barbarie brisent une accalmie de plus de six mois durant laquelle les activités agricoles avaient timidement repris dans cette partie du territoire, redonnant espoir aux communautés locales.

Face à ce drame, les forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les troupes ougandaises (UPDF), ont lancé des opérations de traque dans la forêt de Samboko, dans l’objectif de retrouver les civils enlevés et neutraliser les auteurs de l’attaque.

La société civile du territoire de Beni tire la sonnette d’alarme : les incursions répétées des rebelles dans ces zones rurales constituent une menace directe pour la sécurité alimentaire de la région, déjà fragilisée par des années d’instabilité.

Cette attaque survient dans un contexte de fragilité sécuritaire persistante dans l’est du pays, malgré la présence des forces conjointes FARDC-UPDF.

Le choix des zones agricoles comme cibles révèle une stratégie des ADF visant à déstabiliser les moyens de subsistance des populations locales.

La reprise des hostilités remet en question les efforts de pacification entrepris dans la région et souligne l’urgence d’une stratégie de sécurisation durable des zones rurales.

La communauté locale, les autorités provinciales et les acteurs de la société civile exhortent le gouvernement central et ses partenaires internationaux à renforcer les dispositifs de protection des populations civiles, à rétablir l’autorité de l’État dans les zones à risque, et à offrir une réponse humanitaire rapide aux familles endeuillées.

Esaïe vumi objectif DK TV

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