RDC : L’ONU accuse Paul Kagame de viser une annexion de l’Est congolais par l’intermédiaire du M23

Un nouveau rapport explosif des Nations Unies vient jeter une lumière crue sur la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo. Selon les experts onusiens, le Rwanda du président Paul Kagame exercerait un contrôle militaire direct sur les rebelles du M23 et chercherait à instaurer un système d’occupation durable, équivalent à une annexion progressive du territoire congolais.

Le document confidentiel, rendu public le 2 juillet 2025 par l’agence Reuters, accuse Kigali non seulement d’armer et de commander les rebelles, mais également d’envoyer des troupes régulières au Nord-Kivu, notamment autour de Goma, Rubaya et Bunagana.

Le rapport révèle que les Forces de défense rwandaises (RDF) donnent des ordres directs aux commandants du M23 sur le terrain. Le Rwanda aurait fourni des armes sophistiquées capables de neutraliser l’aviation de l’armée congolaise et de la MONUSCO. Les experts confirment également la présence d’environ 6 000 soldats rwandais sur le sol congolais, certains intégrés aux lignes de front, d’autres en position d’attente pour renforcer les opérations.

Dans les zones sous occupation, le M23 sous tutelle de Kigali a mis en place une structure administrative parallèle : perception d’impôts, nomination d’autorités locales, contrôle des écoles et même gestion des routes et ressources minières. L’ONU évoque des faits qui pourraient relever d’un projet de partition ou d’annexion déguisée.

“Le M23 ne se comporte plus comme une simple rébellion, mais comme un gouvernement local soutenu militairement, économiquement et diplomatiquement par le Rwanda”, résume un expert cité dans le rapport.

L’exploitation illégale des ressources minières est aussi au cœur des accusations. Le rapport estime que des dizaines de tonnes de coltan, cassitérite et tungstène sont extraites chaque mois par des sociétés liées aux rebelles et acheminées clandestinement vers le Rwanda, alimentant ainsi son industrie technologique florissante.

À Kinshasa, l’indignation est totale. Plusieurs voix au sein de la société civile et du Parlement demandent l’expulsion immédiate de l’ambassadeur rwandais, la rupture des relations diplomatiques et une saisine urgente du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le gouvernement congolais n’a pas encore publié de déclaration officielle, mais selon nos sources, une riposte diplomatique de grande ampleur est en préparation.

Du côté de Kigali, c’est le silence absolu, malgré les nombreuses sollicitations des médias internationaux.

Un rapport publié au lendemain de l’accord de Washington

Ce rapport est publié à un moment crucial : quelques jours après la signature à Washington d’un accord de cessez-le-feu fragile entre la RDC et le Rwanda, sous l’égide des États-Unis. Or, les révélations des experts de l’ONU mettent en cause la sincérité des engagements rwandais, pointant la poursuite de manœuvres militaires même après la signature du texte.

Ce rapport confirme ce que dénoncent depuis des années des milliers de Congolais : le conflit dans l’Est n’est pas une simple guerre civile, mais une agression étrangère camouflée, aux allures de recolonisation économique et stratégique. La communauté internationale est désormais face à ses responsabilités.

Esaïe vumi objectif DK TV

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *