Kwango : le ministre John Banza en mission d’inspection, entre lutte anti-érosive et urgence de réhabilitation routière

le ministre des Infrastructures et Travaux Publics (ITP), John Banza Lunda, a effectué samedi 13 septembre une mission d’inspection dans la province du Kwango. De Kenge jusqu’à Langa Langa, en passant par Bukangalonzo et les ponts stratégiques de la région, il a sillonné plusieurs chantiers routiers et anti-érosifs, évaluant leur état d’avancement et rappelant l’engagement du gouvernement à sécuriser les routes nationales. Une tournée marquée à la fois par des avancées significatives et des urgences pressantes.

Le coup d’envoi de la mission a été donné à Kenge (PK 276+600). Là, une gigantesque tête d’érosion menaçait la ville, les habitations et les infrastructures routières. Grâce à la construction d’un collecteur de 298 mètres, dont 70 % des travaux sont déjà réalisés, le danger a pu être contenu.

John Banza a salué les efforts consentis par les ingénieurs et les partenaires impliqués, mais a aussi exhorté à une accélération des travaux.

« La lutte contre l’érosion est une priorité nationale. Chaque jour gagné, c’est une maison, une route, une vie de plus qui est sauvée », a-t-il déclaré devant la presse locale.

À Kenge, la tête d’érosion visitée par le ministre illustre la gravité du phénomène dans la province du Kwango. Le collecteur en construction, long de 298 mètres et déjà réalisé à 70 %, représente un investissement évalué à 2,4 millions de dollars américains.

Selon les ingénieurs de terrain, cet ouvrage permettra de canaliser les eaux pluviales qui, jusque-là, s’écoulaient de manière anarchique et rongeaient progressivement le sol. On estime que plus de 1 500 ménages, soit environ 8 000 habitants, vivent dans le périmètre directement menacé. Une fois achevé, le collecteur réduira de près de 90 % le risque d’extension du ravin qui, en cas d’effondrement, aurait pu couper la route nationale et isoler la ville.

Outre sa dimension sécuritaire, ce chantier a déjà généré 86 emplois temporaires pour les jeunes de la commune, principalement comme manœuvres, conducteurs d’engins et agents de contrôle.

Cette première étape illustre la politique de prévention que le ministre place au cœur de son action : attaquer les causes de l’érosion avant que les dégâts ne deviennent irréparables.

La délégation ministérielle a ensuite pris la direction de Bukangalonzo, où la Route Nationale n°16 (RN16) constitue un axe vital de 145 kilomètres reliant Kinshasa au Kwango et au Kwilu.

Bien que réhabilitée récemment, la route est déjà fortement dégradée sous l’effet conjugué de la charge des camions et des intempéries. Pour le ministre, la réhabilitation urgente de cet axe est une nécessité vitale pour l’économie régionale.

« La RN16 est un cordon ombilical entre la capitale et l’intérieur du pays. Nous ne pouvons pas la laisser se détériorer au risque d’isoler des millions de nos concitoyens », a insisté John Banza.

L’annonce d’un programme de restauration rapide a été accueillie favorablement par les populations riveraines, qui voient en cette route une artère de désenclavement et un facteur de croissance économique.

La Route Nationale n°16 (RN16), reliant Kinshasa à Kenge et poursuivant vers le Kwilu, est l’un des axes stratégiques de l’Ouest congolais. Longue de 145 kilomètres sur le tronçon concerné, elle avait été réhabilitée en 2021. Mais à peine quatre ans après, la chaussée présente des signes avancés de dégradation.

Les statistiques fournies par la direction provinciale des infrastructures indiquent que plus de 600 camions de gros tonnage empruntent quotidiennement cet axe, souvent surchargés de marchandises destinées à Kinshasa. Cette charge excessive, combinée à l’absence d’un entretien régulier, explique l’état critique actuel de la route.

La restauration complète nécessiterait environ 25 millions USD et un délai de 12 à 18 mois de travaux, selon les projections initiales. En attendant, le ministre a annoncé une opération d’urgence de réfection partielle pour sécuriser les points les plus endommagés avant la saison des pluies.

Autre étape cruciale : le pont Kwango (PK 200). Infrastructures stratégiques pour le trafic routier et commercial, ses piles avaient été fragilisées au fil du temps.

Le pont Kwango est une infrastructure stratégique qui supporte le trafic venant de Kinshasa vers l’intérieur du pays. Construit il y a plusieurs décennies, il présente aujourd’hui des faiblesses structurelles, notamment au niveau de ses piles.

La société chinoise CREC7 a récemment stabilisé la troisième pile, une intervention de près de 3,8 millions USD, évitant une rupture imminente. Mais les experts estiment que cette solution n’est que provisoire.

Les études de faisabilité pour une reconstruction complète du pont sont déjà lancées. Le projet nécessiterait environ 40 millions USD et une période de 24 mois de chantier. En cas de non-exécution, les conséquences seraient catastrophiques : isolement du Kwango, blocage du corridor routier vers le Kwilu et augmentation du coût des marchandises à Kinshasa.

La société chinoise CREC7 est intervenue pour stabiliser la troisième pile, évitant jusqu’ici une catastrophe. Mais le ministre des ITP n’a pas caché que la simple réparation ne suffit plus.

« Nous devons penser à l’avenir. La stabilisation est une mesure provisoire, mais seule la reconstruction totale du pont garantira une circulation sûre et durable », a-t-il affirmé.

Cette annonce ouvre la voie à un projet d’investissement plus conséquent, qui nécessitera la mobilisation de financements publics et privés.

Sur le pont Maï-Ndombe, les travaux en cours bénéficient d’un financement de 1,7 million USD, alloué principalement par le gouvernement congolais avec l’appui du FONER. Avant ce chantier, les statistiques de la police de circulation routière faisaient état d’une moyenne de 12 accidents par mois dans la zone, souvent dus à l’absence de glissières de sécurité et à l’étroitesse du passage.

Les travaux consistent non seulement à consolider l’ouvrage mais aussi à élargir les accotements, installer des barrières de sécurité métalliques et repeindre les signalisations. Les ingénieurs estiment que ces aménagements permettront de réduire de 60 % le taux d’accidents dans cette portion stratégique de la route.

La mission s’est poursuivie au pont Maï-Ndombe, où un financement de 1,7 million USD a permis le lancement de travaux d’aménagement. Mais au-delà de la simple réhabilitation, le ministre a exigé que les normes de sécurité soient renforcées.

En particulier, il a demandé l’installation de glissières de sécurité, indispensables pour prévenir les accidents.

« Nos infrastructures doivent répondre aux standards modernes. Sauver des vies ne dépend pas seulement de la solidité d’un pont, mais aussi des mesures de protection qui l’accompagnent », a souligné John Banza.

Cette étape reflète la volonté du gouvernement de replacer la sécurité routière au centre de la politique des infrastructures.

La tournée s’est clôturée à Langa Langa (PK 46+400), où un chantier anti-érosif financé par le FONER est en cours d’achèvement. D’un coût de 1,2 million USD, les travaux atteignent déjà 98 % d’exécution, constituant un motif de satisfaction pour le ministre.

« C’est une preuve que lorsque les moyens sont mobilisés et que le suivi est rigoureux, les résultats suivent », a-t-il commenté.

Ce projet constitue une vitrine de la collaboration entre l’État congolais et ses partenaires financiers, et démontre qu’il est possible de contenir durablement le fléau de l’érosion dans le Kwango.

À Langa Langa, le chantier anti-érosif financé par le FONER représente un investissement de 1,2 million USD. Avec 98 % d’exécution, il est pratiquement achevé et constitue un modèle d’efficacité.

Les travaux ont consisté à construire un système de canalisation des eaux, des murs de soutènement et des remblais pour stabiliser le sol. Ce projet a mobilisé près de 120 ouvriers locaux, créant une dynamique économique temporaire dans la région.

Les ingénieurs estiment qu’une fois livré, ce dispositif protégera une zone résidentielle de plus de 2 000 habitants, mais aussi une portion clé de la RN16. De plus, le coût d’entretien annuel prévu est évalué à seulement 35 000 USD, ce qui reste largement inférieur aux pertes

financières qu’aurait engendrées l’avancée incontrôlée de l’érosion.

Tout au long de cette inspection, John Banza n’a cessé de marteler un message :

« Mieux vaut prévenir que guérir ».

Cette phrase, reprise à plusieurs reprises, illustre la philosophie de gouvernance voulue par le Président Félix Tshisekedi, à savoir la protection des vies et des biens avant que les catastrophes ne surviennent.

Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer la planification et l’entretien régulier des routes, plutôt que de se limiter à des interventions ponctuelles après les dégâts.

Le Kwango est l’une des provinces les plus exposées à l’érosion et à la dégradation routière en raison de sa géographie accidentée et de ses pluies abondantes. Chaque année, des villages entiers et des axes de communication sont menacés par des ravins.

La tournée de John Banza s’inscrit donc dans une stratégie nationale visant à :

sécuriser les infrastructures vitales (routes, ponts, collecteurs) ;

protéger les populations locales contre les effets de l’érosion ;

assurer la fluidité des échanges commerciaux entre Kinshasa et les provinces de l’Ouest.

Mais elle met aussi en lumière les défis persistants : manque de financement, poids du trafic routier, absence d’entretien régulier et pression démographique sur les infrastructures.

La mission d’inspection du ministre John Banza Lunda a mis en lumière une réalité inquiétante : le Kwango est une province hautement vulnérable à l’érosion et à la dégradation routière. Si les projets visités n’étaient pas poursuivis ou achevés à temps, les conséquences pourraient être désastreuses pour les populations locales comme pour l’économie nationale.

Le premier risque est l’isolement de Kinshasa. La RN16 constitue l’un des principaux corridors reliant la capitale à l’intérieur du pays. Sa détérioration avancée pourrait bloquer la circulation des camions transportant vivres, produits agricoles et biens de première nécessité. Cela entraînerait une flambée des prix sur les marchés de Kinshasa, où près de 15 millions d’habitants dépendent des produits acheminés par cette voie.

Ensuite, il y a le danger d’effondrement d’infrastructures stratégiques comme le pont Kwango. Une telle catastrophe couperait la liaison entre Kinshasa et le Kwilu, plongeant des millions de personnes dans un isolement quasi total. Le coût économique d’une telle rupture serait colossal : pertes de recettes douanières, hausse des frais de transport, ralentissement du commerce transfrontalier avec l’Angola, et risque de spéculation incontrôlée.

À l’échelle locale, le retard dans les travaux anti-érosifs à Kenge et à Langa Langa signifierait la perte de centaines de maisons, l’engloutissement de routes secondaires et la mise en danger de milliers de familles. Dans une province où le revenu moyen par ménage reste très faible, la moindre catastrophe naturelle peut plonger des communautés entières dans la précarité absolue.

Enfin, les conséquences en matière de sécurité routière ne doivent pas être négligées. Sans glissières et aménagements modernes, le pont Maï-Ndombe resterait un point noir de la circulation, avec un taux élevé d’accidents mortels. Retarder les travaux, c’est prolonger le risque pour des milliers d’usagers quotidiens.

À l’inverse, si les projets visités sont menés à terme et intégrés dans une stratégie d’entretien régulier, les retombées positives seraient considérables.

D’abord sur le plan économique : la réhabilitation durable de la RN16 permettrait une fluidité accrue du transport des marchandises entre Kinshasa, le Kwango et le Kwilu. Cela stimulerait le commerce agricole, notamment l’exportation du maïs, du manioc, du soja et des produits vivriers vers la capitale. La réduction du coût et du temps de transport se traduirait par une baisse des prix des denrées alimentaires, au bénéfice direct des ménages urbains.

Ensuite, la reconstruction du pont Kwango offrirait une opportunité d’ouvrir un corridor routier sécurisé vers l’Angola, un partenaire commercial clé. Cette connexion stable favoriserait le développement du commerce transfrontalier, l’installation d’investisseurs et l’intégration économique régionale.

Sur le plan social, la stabilisation des sites érosifs permettrait de protéger des milliers de familles contre le déplacement forcé. Des zones aujourd’hui considérées comme “à risque” pourraient être réhabilitées et sécurisées, favorisant l’urbanisation et la valorisation foncière. Les emplois temporaires créés par ces chantiers, bien que modestes, contribuent aussi à dynamiser l’économie locale et à offrir une alternative à l’exode rural.

Enfin, en matière de gouvernance, la réussite de ces chantiers renforcerait la crédibilité du gouvernement dans sa politique d’infrastructures. Elle démontrerait que les promesses présidentielles, notamment le slogan “Le peuple d’abord”, se traduisent en réalisations concrètes sur le terrain. Cela pourrait également encourager les bailleurs internationaux à accroître leur soutien financier, voyant dans le Kwango un laboratoire de bonne gouvernance des travaux publics.

En définitive, le Kwango se trouve aujourd’hui à un carrefour décisif. Soit les travaux engagés se poursuivent et transforment la province en un modèle de lutte anti-érosive et de connectivité routière, soit les retards et les abandons risquent d’en faire un foyer permanent de crises humanitaires et économiques.

L’enjeu dépasse largement le cadre provincial : il touche à la sécurité alimentaire de Kinshasa, à la sécurité routière nationale, à l’intégration régionale et à la confiance des citoyens dans l’action publique.

En ce sens, les chantiers inspectés par John Banza ne sont pas de simples projets techniques : ils incarnent une bataille stratégique pour le futur de la République Démocratique du Congo.

Dans chacune des étapes, les habitants ont exprimé leurs attentes et leurs inquiétudes. À Bukangalonzo, des transporteurs ont dénoncé la difficulté croissante de circuler sur la RN16. À Kenge, des familles menacées par l’érosion ont réclamé des solutions rapides et durables.

« Nous vivons avec la peur qu’un jour nos maisons soient emportées », confiait un habitant de Kenge.

Ces témoignages soulignent l’urgence de réponses concrètes et renforcent la légitimité de l’action gouvernementale dans la région.

La mission du 13 septembre 2025 dans le Kwango apparaît comme un signal fort de l’engagement du ministre John Banza Lunda et du gouvernement congolais à sécuriser les routes et infrastructures stratégiques du pays.

Entre chantiers avancés et urgences encore à traiter, l’inspection a permis de dresser un état des lieux clair et de réaffirmer la volonté politique de ne pas céder face aux défis de l’érosion et de la dégradation routière.

Le Kwango, terre de ravins mais aussi de résilience, devient ainsi un laboratoire de la lutte nationale contre l’érosion, au service d’un objectif plus vaste : assurer la mobilité, protéger les vies et soutenir le développement économique de la RDC.

La mission d’inspection menée par le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, le samedi 13 septembre 2025 dans le Kwango, n’a pas seulement été une tournée technique. Elle a constitué un véritable état des lieux stratégique de l’un des plus grands défis auxquels la République Démocratique du Congo est confrontée : la préservation de ses routes et la lutte contre l’érosion.

De Kenge à Langa Langa, en passant par Bukangalonzo, le pont Kwango et le pont Maï-Ndombe, chaque arrêt a révélé une réalité à double visage : d’un côté, les avancées encourageantes grâce à des chantiers financés et déjà en cours d’exécution ; de l’autre, les urgences criantes qui rappellent que l’entretien routier et la sécurisation des infrastructures ne peuvent plus attendre.

Les chiffres et constats dressés au cours de cette visite sont sans appel : des milliers de familles directement menacées par les ravins, des axes routiers stratégiques déjà fragilisés malgré des réhabilitations récentes, des ponts vitaux nécessitant une reconstruction complète, et des besoins financiers de plusieurs dizaines de millions de dollars pour espérer inverser la tendance.

Mais au-delà des contraintes, cette mission a aussi donné un signal fort d’espoir et de détermination. En rappelant à plusieurs reprises le principe « Mieux vaut prévenir que guérir », John Banza a inscrit son action dans la ligne directe de la vision du Président Félix Tshisekedi, qui fait de la protection des vies, des biens et des infrastructures un pilier de sa gouvernance.

Le Kwango, région longtemps perçue comme périphérique, se retrouve désormais au cœur d’un enjeu national. Sa stabilité routière conditionne non seulement la circulation des personnes et des biens, mais aussi la sécurité alimentaire de Kinshasa, l’intégration économique régionale, et la confiance des citoyens dans la capacité de l’État à répondre à leurs besoins essentiels.

Ainsi, cette mission n’est pas une fin en soi, mais le point de départ d’un engagement renouvelé. Un engagement qui devra se traduire dans les semaines et mois à venir par la mobilisation effective des financements, l’accélération des chantiers en cours, le lancement des travaux prioritaires, et surtout la mise en place d’un système de maintenance durable des infrastructures.

Car l’enjeu ultime ne réside pas seulement dans la construction ou la réhabilitation ponctuelle, mais bien dans la capacité du pays à bâtir un patrimoine routier solide, résilient et pérenne.

Le 13 septembre 2025 restera donc comme une date de rappel : celle où le gouvernement a choisi de regarder en face les défis du Kwango et d’affirmer sa volonté de transformer cette province vulnérable en symbole de résilience et de progrès.

Esaïe vumi objectif DK TV

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