
La République Démocratique du Congo, géant d’Afrique centrale doté d’importantes ressources énergétiques, fait face depuis plusieurs années à des défis considérables dans le domaine de l’approvisionnement pétrolier. C’est dans ce contexte que la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a effectué, ce samedi 13 septembre 2025, une visite d’inspection dans plusieurs installations stratégiques des sociétés pétrolières de logistique basées à Kinshasa. Objectif : s’imprégner de la réalité du terrain, évaluer les infrastructures existantes et s’assurer de la continuité de l’approvisionnement national.
Un parcours méthodique dans les installations pétrolières de Kinshasa
Très tôt dans la matinée, la patronne des hydrocarbures a entamé sa tournée par SEP CONGO, dans la commune huppée de la Gombe. Sur ce site, elle a pu constater de près les opérations quotidiennes de cette société stratégique qui joue un rôle central dans le stockage et la distribution des produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.

Accompagnée de ses collaborateurs et accueillie par le staff dirigeant de la société, la Ministre d’État a pris soin d’examiner le fonctionnement logistique des installations, avant de poursuivre son périple vers un autre acteur clé du secteur : LEREXCOM PETROLEUM, situé dans la commune de Maluku.
Arrivée à bord de son canot rapide, Acacia Bandubola Mbongo a été chaleureusement reçue par la direction générale de LEREXCOM. Elle a ensuite visité tour à tour le quai de LP Maluku, la pomperie de chargement – lieu essentiel de dépotage des produits pétroliers – ainsi que le laboratoire de marquage moléculaire, une installation capitale pour la traçabilité et la lutte contre la fraude pétrolière.
De Maluku à Ndjili : la continuité de la chaîne logistique
Après la visite de LEREXCOM PETROLEUM, le cap a été mis sur l’aéroport international de Ndjili, autre site névralgique géré par SEP CONGO HRS. Ici, la Ministre d’État a pu s’imprégner du rôle crucial que jouent les infrastructures de l’aéroport dans le ravitaillement en carburant de l’aviation civile et militaire.
Poursuivant sa tournée, la délégation s’est rendue ensuite à la base pétrolière de Masina, également exploitée par SEP CONGO. Ce site, d’une importance stratégique, est toutefois confronté à une situation préoccupante : la prolifération des habitations anarchiques tout autour, menaçant la sécurité et la pérennité des installations.
Les responsables de la société ont exprimé leurs inquiétudes face à cette pression foncière croissante, plaidant pour une intervention rapide des autorités afin de protéger les zones industrielles réservées à l’approvisionnement énergétique du pays.
Une Ministre d’État à l’écoute et rassurante
À chaque étape de sa descente sur terrain, la Ministre d’État a pris le temps d’écouter attentivement les explications et doléances des acteurs du secteur. Interrogée sur le sens de cette tournée, Acacia Bandubola Mbongo a livré une déclaration claire et ferme :
« En tant que Ministre des Hydrocarbures, nous avons eu le privilège de faire cette descente de terrain, afin de nous imprégner de la situation qui prévaut dans le secteur des hydrocarbures, particulièrement dans l’approvisionnement national et spécifiquement dans la zone ouest de la République Démocratique du Congo. Nous avons commencé à SEP CONGO dans la commune de la Gombe, nous sommes allés vers LEREXCOM PETROLEUM à Maluku, à SEP CONGO site de l’aéroport international de Ndjili et maintenant nous sommes dans la base de SEP CONGO à Masina pour voir le niveau de stock des produits pétroliers, voir aussi le circuit d’approvisionnement dans la zone ouest. Je suis satisfaite de voir que les infrastructures existent, nous discuterons éventuellement des difficultés rencontrées par certains logisticiens entre autres la SEP CONGO et le LEREXCOM PETROLEUM pour voir dans quelle mesure le gouvernement peut accompagner et mettre des moyens pour que l’approvisionnement national soit ponctuel et ne pas connaître une rupture de stock. »
Ces propos reflètent la volonté de la Ministre de renforcer la collaboration entre le gouvernement et les opérateurs privés afin d’anticiper les éventuelles pénuries qui fragilisent régulièrement l’économie congolaise et affectent directement le quotidien des citoyens.
Un dernier arrêt à Funa, dans la commune de Limete
Pour boucler sa tournée marathon, Acacia Bandubola Mbongo a mis le cap sur la commune de Limete, dans le quartier Funa, où elle a visité un dépôt de produits pétroliers. Cette dernière étape lui a permis d’avoir une vision globale de la chaîne logistique, allant du stockage central aux dépôts de distribution plus proches des zones de consommation.
Enjeux et portée de cette descente de terrain
La visite de la Ministre d’État revêt une importance particulière pour plusieurs raisons :
- Assurer la sécurité énergétique : dans un pays où la demande en produits pétroliers ne cesse de croître, garantir la disponibilité permanente des stocks est une priorité nationale.
- Évaluer les infrastructures existantes : les visites dans les différents sites ont permis à la Ministre d’État de constater que, malgré les infrastructures présentes, plusieurs défis subsistent, notamment en termes de modernisation et de sécurité des installations.
- Prévenir les risques sociaux et économiques : la République Démocratique du Congo a souvent connu des perturbations liées à la pénurie de carburant, entraînant une flambée des prix et des tensions sociales. La descente d’Acacia Bandubola vise à anticiper ces crises.
- Renforcer la collaboration public-privé : en dialoguant avec les dirigeants des sociétés logistiques, la Ministre d’État a ouvert la voie à une meilleure synergie entre l’État et les entreprises pétrolières.
Un signal fort pour la stabilité énergétique
En effectuant cette visite, la Ministre d’État envoie un signal fort : le gouvernement congolais est déterminé à sécuriser l’approvisionnement national en produits pétroliers. Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large de stabilisation du secteur des hydrocarbures, considéré comme un pilier stratégique pour le développement économique du pays.
La descente de la Ministre d’État n’a pas laissé indifférents les acteurs du secteur pétrolier. Sur le site de SEP CONGO Masina, le directeur technique a salué l’initiative, rappelant que « la présence de la Ministre sur le terrain est un signal fort. Cela montre que l’État suit de près les opérations logistiques. Mais il faut aller plus loin : nos installations doivent être modernisées et sécurisées pour répondre à la demande croissante ».
Du côté de LEREXCOM PETROLEUM, les responsables ont insisté sur les efforts consentis pour renforcer la capacité de stockage à Maluku. L’un d’eux confiait : « Nous avons investi pour faire de ce site un pôle stratégique. Mais nous avons besoin d’un accompagnement du gouvernement pour améliorer la desserte en carburant et faciliter les procédures d’importation. »
Les chauffeurs de taxi-bus rencontrés à proximité de la base de Masina ont, eux aussi, réagi à cette visite ministérielle. Jean-Pierre, chauffeur de bus sur l’axe Masina–Gombe, a déclaré : « Chaque fois qu’il y a rupture de stock, c’est nous qui souffrons. On passe des heures dans les files d’attente, et le peu qu’on achète est trop cher. Si la Ministre fait en sorte que le carburant soit toujours disponible, c’est toute la population qui va applaudir. »
Un économiste basé à Kinshasa, interrogé par notre rédaction, a quant à lui souligné l’importance stratégique de cette descente : « Le secteur pétrolier reste vital pour l’économie congolaise. Une pénurie entraîne une flambée générale des prix, car toute l’économie repose sur le transport. En allant sur le terrain, la Ministre montre sa volonté de prévenir les crises récurrentes et d’envoyer un message rassurant au marché. »
Enfin, plusieurs habitants de Limete, présents lors de la visite du dépôt de Funa, se sont dits confiants mais restent vigilants. « Nous espérons que ce ne sera pas qu’un geste symbolique, mais que des solutions concrètes seront mises en place. Nous voulons voir la différence à la pompe », a lancé Mireille, une commerçante locale.
La tournée du samedi 13 septembre 2025 marque ainsi une étape significative dans la politique énergétique de la RDC, avec pour ambition affichée d’éviter les ruptures de stock et d’accompagner les sociétés logistiques dans la modernisation de leurs infrastructures.
La visite d’Acacia Bandubola Mbongo dans les installations de SEP CONGO et LEREXCOM PETROLEUM à Kinshasa témoigne d’une volonté claire du gouvernement de jouer pleinement son rôle de régulateur et de garant de la sécurité énergétique. En multipliant les descentes sur le terrain, la Ministre d’État s’assure que la logistique pétrolière fonctionne efficacement, que les stocks sont suffisants et que les éventuelles difficultés rencontrées par les sociétés pétrolières sont identifiées et traitées à temps.
En dépit des défis majeurs – pressions foncières, infrastructures à moderniser, besoins croissants de la population – cette initiative offre un souffle d’optimisme pour l’avenir énergétique de la RDC. Car, comme l’a rappelé la patronne des hydrocarbures, le gouvernement entend mettre les moyens nécessaires pour éviter toute rupture d’approvisionnement et garantir aux Congolais un accès régulier et stable aux produits pétroliers.
Au-delà des visites protocolaires, les chiffres permettent de mieux saisir les enjeux liés à la logistique pétrolière en République Démocratique du Congo. Selon les estimations des opérateurs du secteur, la capitale Kinshasa consomme en moyenne entre 2,5 et 3 millions de litres de carburant par jour, toutes catégories confondues (essence, gasoil, kérosène et Jet A1). Cette consommation croissante est portée par la démographie galopante de la ville – plus de 15 millions d’habitants – et par une demande en transport toujours plus importante.
En termes de capacité de stockage, SEP CONGO dispose d’environ 300 000 mètres cubes dans ses différentes installations réparties entre la Gombe, Masina et l’aéroport de Ndjili. À Maluku, LEREXCOM PETROLEUM a investi dans une capacité estimée à 120 000 mètres cubes, destinée principalement à l’approvisionnement de la zone Est de Kinshasa et des provinces voisines.
Ces volumes permettent, en situation normale, de couvrir entre 20 et 30 jours de consommation nationale. Cependant, la moindre perturbation dans la chaîne logistique – qu’il s’agisse de retards dans l’acheminement par le fleuve Congo ou de contraintes douanières au port de Matadi – peut rapidement créer une rupture de stock.
L’impact économique est direct : en cas de pénurie, le prix du litre d’essence à la pompe, fixé officiellement à environ 3 500 FC (1,5 USD), peut grimper sur le marché noir jusqu’à 7 000 voire 8 000 FC (plus de 3 USD), doublant instantanément le coût du transport urbain. Les chauffeurs de taxis et de bus sont alors contraints d’augmenter leurs tarifs, répercutant la hausse sur des millions de Kinois déjà fragilisés par un pouvoir d’achat limité.
La visite de la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, dans les différentes installations pétrolières de Kinshasa, s’inscrit dans une démarche stratégique et pragmatique. Au-delà d’une simple descente sur le terrain, cette initiative traduit la volonté du gouvernement congolais de replacer le secteur des hydrocarbures au cœur de sa politique énergétique et économique.
En parcourant tour à tour les sites de SEP CONGO à la Gombe, de LEREXCOM PETROLEUM à Maluku, de SEP CONGO HRS à Ndjili, puis de la base pétrolière de Masina et enfin du dépôt de Limete/Funa, la Ministre d’État a voulu s’imprégner personnellement de la réalité des infrastructures logistiques qui soutiennent l’approvisionnement de la capitale et d’une grande partie du pays. Cette démarche proactive constitue un gage de transparence et d’efficacité dans la gestion d’un secteur vital.
Les données chiffrées confirment l’importance capitale de cette filière : avec une consommation quotidienne estimée à près de 3 millions de litres de carburant rien qu’à Kinshasa, toute perturbation dans la chaîne d’approvisionnement entraîne des conséquences économiques et sociales immédiates. L’augmentation des prix à la pompe, la spéculation sur le marché noir, la hausse des tarifs de transport et l’inflation générale sont autant de réalités qui frappent de plein fouet les populations.
Dans ce contexte, la présence physique de la Ministre d’État aux côtés des sociétés pétrolières envoie un double signal : un message rassurant à la population quant à la volonté du gouvernement de garantir la sécurité énergétique, et un appel à la responsabilité des opérateurs économiques pour maintenir un niveau de service constant et fiable. Les échanges directs avec les responsables de SEP CONGO et de LEREXCOM PETROLEUM démontrent également l’ouverture à un partenariat renforcé entre l’État et le secteur privé.
Cependant, les défis restent nombreux. Les infrastructures, bien que présentes, nécessitent une modernisation pour répondre aux besoins croissants. Les sites stratégiques, comme celui de Masina, sont menacés par l’urbanisation anarchique et doivent être protégés pour éviter tout risque d’accident majeur. Les procédures d’importation, jugées souvent lourdes et coûteuses, doivent être assouplies afin de fluidifier la logistique. Enfin, la lutte contre la fraude et la contrebande de carburant demeure une priorité si l’on veut préserver la stabilité du marché.
À travers cette descente sur le terrain, Acacia Bandubola Mbongo pose les jalons d’une gouvernance plus rigoureuse du secteur pétrolier. La mise en place de mécanismes de suivi permanent, l’appui financier du gouvernement aux logisticiens, ainsi que le dialogue ouvert avec les opérateurs privés constituent des pistes essentielles pour consolider les acquis et éviter les crises récurrentes.
En définitive, cette visite doit être comprise comme un engagement ferme du gouvernement à travailler pour la sécurité énergétique, la stabilité économique et le bien-être de la population. Mais elle doit surtout être suivie d’actions concrètes, d’investissements massifs et de réformes structurelles. Car le défi est immense : faire en sorte que la République Démocratique du Congo, malgré ses innombrables richesses naturelles, ne connaisse plus jamais les pénuries de carburant qui freinent son développement et fragilisent la vie quotidienne des Congolais.
Le pari est ambitieux, mais la volonté politique affichée ce 13 septembre 2025 laisse entrevoir l’espoir d’un avenir énergétique plus sûr, plus stable et plus prospère pour la nation congolaise.
Esaïe vumi objectif DK TV