Kinshasa , Transport urbain : les taxis-motos désormais interdits au centre-ville de Kinshasa

Kinshasa – Une décision historique pour la mobilité urbaine

Réuni en Conseil des ministres le vendredi 19 septembre 2025, le gouvernement congolais, sur instruction du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a adopté une mesure qui bouleverse le transport urbain : les taxis-motos sont désormais interdits d’accès au centre-ville de Kinshasa. Leurs activités seront limitées aux communes périphériques. L’annonce a été confirmée par les canaux officiels et relayée par les médias locaux, dont InfosPlus RDC.

Cette décision, qui affecte directement un secteur clé de la mobilité quotidienne, suscite déjà de vifs débats parmi les autorités, les conducteurs et les usagers.

Kinshasa connaît depuis plusieurs années une prolifération des taxis-motos. Si ces deux-roues ont pallie le déficit du transport en commun, ils ont également contribué à l’anarchie routière. Embouteillages, circulation à contre-sens, stationnement sauvage et insécurité sont autant de problèmes générés par ce mode de transport.

Selon la Police de circulation routière (PCR), plus de 40 % des accidents de la capitale en 2024 impliquaient des motos-taxis. À cela s’ajoutent les plaintes de citoyens et de diplomates de la Gombe, qui dénoncent l’anarchie autour des institutions, ambassades et sièges d’entreprises.

« Il était devenu urgent de restaurer l’ordre dans le centre-ville, zone sensible où se trouvent les institutions, les ambassades et les sièges d’entreprises », a déclaré un membre du gouvernement.

Le phénomène des taxis-motos à Kinshasa remonte aux années 2000, lorsque la capitale a commencé à faire face à un déficit chronique de transports publics. À l’époque, les bus et taxis collectifs étaient insuffisants pour desservir l’ensemble des quartiers, notamment les communes périphériques.

Au fil des années, les motos-taxis sont devenues un moyen rapide et abordable pour circuler dans la ville, particulièrement dans les zones congestionnées du centre-ville et aux heures de pointe. Selon un rapport du Ministère des Transports de 2018, plus de 80 000 motos-taxis étaient déjà actives, et leur nombre a quasiment doublé en 2025, dépassant les 120 000 véhicules recensés.

Le gouvernement a tenté à plusieurs reprises de réguler ce secteur :

En 2016, une interdiction temporaire avait été décrétée dans la commune de la Gombe, mais la mesure n’avait pas été pleinement appliquée.

En 2019, un programme de formation et d’immatriculation avait été lancé pour améliorer la sécurité, mais il restait limité face à la croissance exponentielle du nombre de conducteurs.

Cette décision du 19 septembre 2025 s’inscrit donc dans une longue série de mesures gouvernementales, mais elle se distingue par sa portée plus stricte et plus étendue, visant l’ensemble du centre-ville et non seulement certaines artères ou communes.

Selon des urbanistes, cette interdiction représente un tournant historique dans la politique de mobilité urbaine à Kinshasa, car elle traduit la volonté de combiner sécurité, régulation et modernisation des transports dans la capitale.

Kinshasa connaît depuis plusieurs années une prolifération des taxis-motos. Si ces deux-roues ont pallie le déficit du transport en commun, ils ont également contribué à l’anarchie routière. Embouteillages, circulation à contre-sens, stationnement sauvage et insécurité sont autant de problèmes générés par ce mode de transport.

Selon le rapport annuel 2024 de la Police de circulation routière (PCR), plus de 40 % des accidents recensés dans la capitale impliquaient des motos-taxis, faisant de ce mode de transport le principal facteur d’accidents urbains. Par ailleurs, le Ministère des Transports et Voies de communication indique que près de 120 000 motos-taxis sont actuellement actives à Kinshasa, dont 60 % concentrées dans les communes du centre-ville.

À cela s’ajoutent les plaintes officielles de citoyens et de diplomates, relayées par la Mission diplomatique européenne à Kinshasa, qui dénoncent l’anarchie autour des institutions, ambassades et sièges d’entreprises.

« Il était devenu urgent de restaurer l’ordre dans le centre-ville, zone sensible où se trouvent les institutions, les ambassades et les sièges d’entreprises », a déclaré un membre du gouvernement lors d’une conférence de presse, citant des données officielles de la PCR et du Ministère des Transports.

La mesure présidentielle adoptée le 19 septembre comporte plusieurs volets :

  1. Interdiction stricte d’accès au centre-ville
    Les taxis-motos ne pourront plus circuler dans les communes de Gombe, Lingwala, Kinshasa (quartier administratif), ainsi que certaines parties de Kasa-Vubu et Kalamu, notamment le Boulevard du 30 Juin et ses artères avoisinantes.
  2. Limitation aux communes périphériques
    Les conducteurs devront concentrer leurs activités dans les communes périphériques comme Kimbanseke, Masina, Ndjili, Mont-Ngafula, Selembao, Maluku et Lemba.
  3. Entrée en vigueur et sensibilisation
    La mesure prendra effet dès le lundi 22 septembre 2025, après un délai de 72 heures de sensibilisation aux conducteurs.
  4. Sanctions en cas de non-respect
    Tout contrevenant s’expose à des amendes et à la saisie de son véhicule. La Police nationale congolaise a reçu mandat de veiller au strict respect de la décision.

Le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a salué la mesure : « Un pas courageux et nécessaire pour redonner à la capitale son image d’une ville moderne ».

Il a précisé que le gouvernement provincial collaborera avec la police et les bourgmestres pour définir les zones interdites, installer des points de contrôle et renforcer la sensibilisation des conducteurs.

Le ministre provincial des Transports a annoncé un plan de réorganisation du secteur : immatriculation obligatoire des motos, port du casque, formation des conducteurs et création de parkings périphériques.

La décision est très mal accueillie par les conducteurs de taxis-motos. Beaucoup dénoncent une stigmatisation et une menace à leur survie économique.

Jean-Marie, conducteur à Masina, explique : « Nous nourrissons nos familles grâce à cette activité. Si on nous interdit d’aller au centre-ville, nous perdons une grande partie de notre clientèle ».

Un syndicat informel de motocyclistes demande au gouvernement de privilégier la régulation plutôt que l’interdiction totale et menace de manifestations si aucune alternative n’est proposée.

La décision est très mal accueillie par les conducteurs de taxis-motos. Beaucoup dénoncent une stigmatisation et une menace à leur survie économique.

Jean-Marie, conducteur à Masina, explique : « Nous nourrissons nos familles grâce à cette activité. Si on nous interdit d’aller au centre-ville, nous perdons une grande partie de notre clientèle ».

Aminata, conductrice dans la commune de Kimbanseke, ajoute : « Cette mesure ne prend pas en compte notre rôle social. Nous permettons à des milliers de Kinois de se déplacer rapidement, surtout les femmes et les étudiants ».

Un syndicat informel de motocyclistes a demandé au gouvernement de privilégier la régulation plutôt que l’interdiction totale. Il appelle à la mise en place de zones dédiées et de parkings périphériques, et menace de manifestations si aucune alternative n’est proposée.

Les habitants de Kinshasa sont partagés. Certains saluent la mesure, espérant une réduction des embouteillages et une sécurisation du centre-ville.

Jean-Claude, commerçant de la Gombe, témoigne : « Les motos-taxis créent beaucoup de désordre et d’insécurité. Cette décision est bienvenue pour nos clients et nos marchandises ».

D’autres craignent une hausse du coût et de la saturation du transport public, déjà insuffisant.

Mireille, étudiante à l’Université protestante du Congo, explique : « La moto est le seul moyen de me rendre au centre-ville à temps. Avec cette mesure, je risque de perdre beaucoup de temps ».

Josué, employé dans une entreprise bancaire, ajoute : « Si les taxis-motos disparaissent du centre, il faudra plus de bus et taxis-voitures pour répondre à la demande. Sinon, les embouteillages vont empirer ».

Des associations de la jeunesse et de la société civile ont également exprimé leurs inquiétudes, soulignant le risque de marginalisation économique pour les jeunes conducteurs.

Les habitants de Kinshasa sont partagés. Certains saluent la mesure, espérant une réduction des embouteillages et une sécurisation du centre-ville. D’autres craignent une hausse du coût et de la saturation du transport public, déjà insuffisant.

Mireille, étudiante à l’Université protestante du Congo, témoigne : « La moto est le seul moyen de me rendre au centre-ville à temps. Avec cette mesure, je risque de perdre beaucoup de temps ».

La mesure pose plusieurs défis :

  1. Impact sur l’emploi : Des milliers de jeunes dépendent de la conduite des motos-taxis. Leur exclusion pourrait accroître chômage et pauvreté.
  2. Déficit du transport public : L’offre actuelle de bus et taxis-voitures est insuffisante, ce qui risque d’aggraver la saturation.
  3. Tensions sociales : Les frustrations des conducteurs pourraient générer des manifestations ou des affrontements avec la police si aucune solution alternative n’est mise en place.

Cette décision relance le débat sur la mobilité urbaine en RDC. Experts et urbanistes appellent à un plan directeur intégrant :

Modernisation des routes et infrastructures,

Augmentation des bus Transco,

Relance du chemin de fer urbain,

Régulation stricte de tous les taxis et motos.

Le professeur Charles Matondo, spécialiste en urbanisme, rappelle : « Interdire les motos dans le centre-ville est une mesure ponctuelle. La solution durable doit allier régulation, offre de transport et inclusion sociale ».

Face aux inquiétudes des conducteurs et des usagers, plusieurs pistes sont envisagées pour atténuer l’impact de l’interdiction des taxis-motos dans le centre-ville :

  1. Création de parkings et zones périphériques dédiées
    Le gouvernement prévoit d’aménager des aires de stationnement sécurisées dans les communes périphériques, permettant aux motocyclistes de se regrouper et de desservir les quartiers centraux via des navettes ou des bus collectifs.
  2. Formation et immatriculation obligatoire
    Un plan de régulation inclut la formation des conducteurs, le port du casque obligatoire et l’immatriculation systématique des motos, afin de garantir sécurité et professionnalisation du secteur.
  3. Soutien économique et social
    Des programmes pilotes sont envisagés pour accompagner les conducteurs économiquement, via des microcrédits ou aides à la reconversion, afin de réduire le risque de marginalisation et de chômage.
  4. Renforcement des transports en commun
    Pour compenser la réduction de l’offre de taxis-motos au centre-ville, le gouvernement ambitionne d’augmenter le nombre de bus Transco, de relancer le chemin de fer urbain et d’améliorer l’efficacité du transport collectif, réduisant ainsi la pression sur les usagers.
  5. Zones de transition et régulation progressive
    Certains experts recommandent une interdiction progressive, avec des périodes de transition et des zones tampons, pour que les conducteurs s’adaptent sans perte de revenus drastique et que les usagers trouvent des alternatives fiables.

Le professeur Charles Matondo, expert en urbanisme et mobilité, résume : « Les solutions doivent combiner régulation stricte, modernisation des transports et inclusion sociale. Interdire les motos sans alternatives risque de créer plus de tensions qu’elle n’en résout ».

Cette mesure intervient alors que le Chef de l’État cherche à consolider son image de réformateur. Elle envoie un signal fort : la modernisation de la capitale et l’amélioration de la qualité de vie des citoyens.

Politiquement, elle pourrait renforcer la popularité auprès des classes moyennes et des opérateurs économiques, mais fragiliser le soutien des jeunes sans emploi pour qui les motos sont une source de revenu.

L’interdiction des taxis-motos dans le centre-ville de Kinshasa marque un tournant dans la gestion de la mobilité urbaine. Si elle répond à des objectifs de sécurité et d’image, le vrai défi sera l’application et l’accompagnement social et économique des conducteurs et usagers.

Accompagnée d’une vision intégrée du transport urbain, cette mesure pourrait ouvrir la voie à une modernisation durable du secteur à Kinshasa. Sinon, elle risque de générer tensions et frustrations.

Voici une conclusion longue et approfondie pour ton article, à la hauteur d’un traitement journalistique professionnel :

La décision du Conseil des ministres du 19 septembre 2025, interdisant aux taxis-motos l’accès au centre-ville de Kinshasa, marque un tournant majeur dans la gestion de la mobilité urbaine en République démocratique du Congo. Si elle répond à des impératifs évidents de sécurité, de fluidité de la circulation et d’image de la capitale, elle soulève en même temps des enjeux sociaux, économiques et politiques complexes.

Sur le plan sécuritaire, la mesure intervient après des années de croissance incontrôlée du secteur des motos-taxis, souvent associé à des accidents graves et à une circulation anarchique. La police de circulation routière et le Ministère des Transports disposent désormais d’un cadre officiel pour contrôler et réguler ces deux-roues dans les zones sensibles.

Sur le plan social et économique, la décision met en lumière la fragilité des jeunes Kinois dépendants de cette activité pour survivre. Des milliers de conducteurs risquent de perdre une partie significative de leurs revenus, ce qui pourrait accentuer la pauvreté et alimenter les tensions sociales si aucune mesure d’accompagnement n’est mise en place. Les témoignages des conducteurs et des associations de la société civile soulignent la nécessité de solutions alternatives, telles que des parkings périphériques, des programmes de reconversion ou des aides économiques ponctuelles.

Du point de vue urbain et organisationnel, cette interdiction pose la question de la modernisation des infrastructures et de la planification d’un transport en commun fiable. L’augmentation du nombre de bus Transco, la relance du chemin de fer urbain et la création de zones de desserte stratégiques sont autant de mesures indispensables pour éviter un déséquilibre entre l’offre et la demande de mobilité dans le centre-ville.

Politiquement, la mesure envoie un signal fort de détermination du Chef de l’État à imposer l’ordre et à moderniser Kinshasa, tout en répondant aux attentes des classes moyennes et des opérateurs économiques. Mais elle représente également un défi : comment concilier l’efficacité de la régulation et l’inclusion sociale, sans marginaliser une partie importante de la jeunesse active ?

Le véritable enjeu réside donc dans l’application équitable et progressive de la mesure, combinée à une vision intégrée de la mobilité urbaine. Si le gouvernement réussit à accompagner les conducteurs, à renforcer le transport collectif et à améliorer la sécurité routière, cette interdiction pourrait devenir un levier de modernisation durable pour la capitale. À l’inverse, un manque de suivi ou d’alternatives concrètes risque de transformer cette mesure en source de conflits sociaux et économiques, compromettant son objectif initial.

En définitive, l’interdiction des taxis-motos dans le centre-ville n’est pas seulement un acte réglementaire : elle symbolise la volonté de Kinshasa de se transformer en une ville moderne et sécurisée, capable de concilier mobilité, sécurité et développement. La réussite de cette réforme dépendra de la capacité des autorités à allier rigueur, innovation et accompagnement social, et à faire de cette mesure un outil de progrès pour l’ensemble des Kinois.

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