RDC : Félix Tshisekedi clôture la Table ronde nationale sur l’Emploi et l’Entrepreneuriat des jeunes et lance un Pacte national

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a clôturé ce jeudi 20 novembre, au chapiteau du Palais du Peuple, les travaux de la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, lancée deux jours plus tôt. Cette rencontre a réuni jeunes, acteurs publics, secteur privé et partenaires internationaux pour définir un cadre structurant destiné à dynamiser l’emploi et l’entrepreneuriat dans le pays.

Le Chef de l’État s’est dit satisfait de l’engagement et de la participation des jeunes lors de ces travaux. « Votre implication montre que vous n’êtes pas de simples bénéficiaires, mais des acteurs à part entière du développement de notre nation », a-t-il déclaré.

Les ateliers et panels ont permis aux jeunes de proposer des solutions concrètes sur des thèmes essentiels tels que le financement des startups, la formation professionnelle, l’accès aux marchés, l’entrepreneuriat rural et l’innovation technologique.

« Votre participation active montre que vous n’êtes pas de simples bénéficiaires… », a déclaré le Président Tshisekedi.

Plus de 500 jeunes participants provenant de toutes les provinces de la RDC, ainsi que de la diaspora, ont pris part à la Table ronde nationale sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes.

Au cours des ateliers, plus de 120 projets entrepreneuriaux ont été présentés par les jeunes, couvrant les secteurs de l’agriculture, de la technologie, du commerce et des services.

Le Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes prévoit un budget initial de 50 millions de dollars américains, mobilisé par l’État et les partenaires techniques et financiers, pour financer les initiatives des jeunes au cours des trois prochaines années.

Chaque province bénéficie d’un quota de 10 à 15 projets soutenus directement par des fonds et un accompagnement technique, afin de réduire les inégalités territoriales et favoriser l’inclusion des jeunes ruraux et des femmes.

Un mécanisme de suivi-évaluation prévoit la publication d’un rapport trimestriel sur la mise en œuvre des projets et l’impact sur l’emploi des jeunes, avec des indicateurs précis comme le nombre d’emplois créés et le chiffre d’affaires généré par les startups soutenues.

La grande nouveauté de cette Table ronde est la création du Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes, que le Président Tshisekedi s’engage à porter politiquement. Ce pacte repose sur plusieurs engagements majeurs :

L’État intégrera durablement l’emploi des jeunes dans les politiques publiques, avec des stratégies claires, des ressources identifiées et un suivi rigoureux.

Le secteur privé promet d’ouvrir davantage ses portes aux jeunes en facilitant l’accès à l’emploi et à l’entrepreneuriat.

Les partenaires techniques et financiers s’engagent à aligner leurs interventions sur les priorités nationales.

Les jeunes eux-mêmes deviennent coacteurs du pacte, force de proposition et gardiens vigilants de sa mise en œuvre et de son suivi.

« Ce pacte est une feuille de route qui permettra aux jeunes de transformer leurs idées en entreprises concrètes et de participer activement à la création de richesse » – Justin Kalumba Mwana-Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME

Lors de la clôture, le Président Tshisekedi a rappelé les principes clés qui guideront la mise en œuvre du pacte :

Inclusion : le pacte doit bénéficier à tous les jeunes, y compris les femmes, les jeunes ruraux, ceux en situation de handicap et les personnes vulnérables.

Simplification de la création d’entreprise : réduire la complexité administrative pour faciliter le lancement d’activités entrepreneuriales.

Climat d’affaires favorable : améliorer l’environnement des PME et des startups dirigées par les jeunes.

Réduction des fractures territoriales : adapter les politiques aux réalités locales pour lutter contre les inégalités régionales.

Transition numérique et verte : préparer la jeunesse aux enjeux du numérique et du développement durable.

Suivi-évaluation transparent : instaurer un mécanisme de suivi participatif avec des indicateurs de performance.

La table ronde a rassemblé plusieurs personnalités et institutions :

Justin Kalumba Mwana-Ngongo, ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, a insisté sur l’importance de structurer l’écosystème entrepreneurial et de faciliter l’accès au financement.

Les partenaires techniques et financiers ont réaffirmé leur volonté d’aligner leurs projets sur les priorités nationales.

Les représentants provinciaux, notamment du Haut-Katanga, ont plaidé pour des solutions locales adaptées aux réalités régionales.

Les jeunes entrepreneurs, de Kinshasa et des provinces, ont présenté des projets innovants et des propositions concrètes pour l’avenir économique de la jeunesse.

Malgré les engagements, plusieurs défis restent à surmonter :

  1. Mobilisation du financement : assurer des ressources suffisantes et durables pour soutenir les jeunes.
  2. Mise en œuvre locale : adapter les initiatives aux contextes provinciaux et ruraux.
  3. Coordination des actions : éviter la dispersion des initiatives gouvernementales, privées et associatives.
  4. Suivi et redevabilité : mettre en place un suivi régulier avec des indicateurs concrets.
  5. Maintien de la confiance des jeunes : assurer une participation active et continue des jeunes dans la mise en œuvre du pacte.

La mise en œuvre du Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes débutera dès le 1er janvier 2026, avec le lancement officiel des premières initiatives pilotes dans cinq provinces prioritaires.

Les actions se dérouleront en plusieurs phases :

Phase 1 (janvier – mars 2026) : sélection des projets et bénéficiaires, formation des jeunes et attribution des financements initiaux.

Phase 2 (avril – décembre 2026) : accompagnement technique et suivi rapproché des projets, avec un appui du ministère de l’Entrepreneuriat et des partenaires financiers.

Phase 3 (2027 – 2028) : extension progressive des initiatives à toutes les provinces et consolidation des projets performants pour assurer leur pérennité.

Un comité national de suivi, composé de représentants de l’État, du secteur privé, des jeunes et des partenaires techniques, sera chargé d’évaluer trimestriellement l’avancement du pacte et de proposer des ajustements si nécessaire.

Les jeunes bénéficiaires devront également remettre des rapports semestriels sur l’avancement de leurs projets, tandis que l’État publiera un rapport annuel consolidé pour informer le public et les partenaires sur les résultats obtenus et les emplois créés.

Le pacte représente un tournant politique et social pour la RDC :

Il montre la volonté du Président Tshisekedi de faire de la jeunesse un pilier central du développement national.

Il crée un cadre national unifié pour rationaliser les nombreuses initiatives en faveur des jeunes.

Il envoie un signal fort aux investisseurs sur la priorité donnée à l’emploi et à l’entrepreneuriat des jeunes.

Le Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes s’inscrit dans le cadre du Plan national de développement 2025-2030, qui vise à renforcer l’insertion professionnelle des jeunes et à dynamiser l’économie nationale.

Au niveau national, le pacte complète les initiatives existantes du gouvernement, telles que les programmes de financement des PME et les projets d’incubation pour les startups, en offrant un cadre unifié et coordonné pour maximiser l’impact.

Sur le plan international, les partenaires techniques et financiers, dont la Banque mondiale, l’Union européenne et l’ONU, ont exprimé leur volonté de soutenir le pacte, à condition que les priorités nationales soient respectées et que les mécanismes de suivi soient transparents.

Ce partenariat international permet de mobiliser des ressources financières et techniques supplémentaires, tout en assurant que les projets soutenus sont alignés avec les standards mondiaux de bonne gouvernance, d’inclusion et de durabilité.

Le pacte constitue ainsi un pont entre la politique nationale et les engagements internationaux, renforçant la crédibilité de la RDC auprès des investisseurs et partenaires étrangers tout en garantissant des bénéfices concrets pour la jeunesse.

Des jeunes participants ont témoigné de l’importance de la table ronde :

Certains ont pu affiner leurs modèles d’affaires et identifier des financements.

Des jeunes ruraux ont salué l’attention portée aux spécificités territoriales.

Les partenaires internationaux ont souligné que le pacte constitue une feuille de route claire pour orienter leurs appuis.

La clôture de la Table ronde sur l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, ce 20 novembre 2025, marque un moment décisif pour la République démocratique du Congo. Le Pacte national pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat des Jeunes ouvre la voie à une jeunesse proactive, créatrice de valeur et moteur de développement national. La réussite de ce pacte dépendra désormais de la traduction effective de ces engagements en actions concrètes, durables et mesurables, pour une RDC plus dynamique, inclusive et prospère.

Esaïe Vumi objectif DK TV

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